Egypte: Michèle Alliot-Marie déplore les morts et appelle à plus de démocratie

POLITIQUE Mais elle se défend de faire de l'ingérence...

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La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie au Quai d'Orsay, le 04 janvier 2011.
La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie au Quai d'Orsay, le 04 janvier 2011. — Sébastien Ortola/20minutes

La France déplore les morts lors de manifestations en Egypte, a déclaré ce mercredi la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, en rappelant la politique française visant à appeler «à plus de démocratie dans tous les Etats».

«On doit pouvoir manifester sans pour autant qu'il y ait des morts»

«Je ne peux que déplorer qu'il y ait des morts, deux parmi les manifestants, un parmi les policiers», a dit la ministre à la radio RTL. «On doit pouvoir manifester sans pour autant qu'il y ait des violences et encore moins des morts», a-t-elle ajouté.

«Il ne s'agit pas pour la France de faire de l'ingérence» mais «nos principes sont des principes de respect de l'Etat de droit, de non-ingérence mais aussi d'appel à ce qu'il y ait toujours plus de démocratie et de liberté dans tous les Etats», a poursuivi la ministre, qui était en Egypte samedi. Deux manifestants et un policier ont trouvé la mort mardi lors de manifestations rassemblant plusieurs milliers d'Egyptiens réclamant le départ du président Hosni Moubarak, 82 ans, au pouvoir depuis 30 ans.

«Les situations sont différentes dans chacun des pays»

Interrogée sur le parallèle avec la Tunisie, la ministre française a souligné que «les situations sont différentes dans chacun des pays». Pour autant, en Egypte, «il y a certainement (...) une double aspiration, à davantage de bien-être» et «de liberté dans différents domaines», a-t-elle dit.

Revenant sur sa proposition controversée d'aider les forces de police tunisiennes avant la chute du président ben Ali, Michèle Alliot-Marie a reconnu qu'elle s'était «peut-être mal exprimée». «J'ai été mal comprise», a-t-elle ajouté en assurant ne pas se sentir «affaiblie». Ses propos, tenus il y a quinze jours, ont suscité dans les rangs de l'opposition en France des appels à sa démission.