Eric Woerth a «bien l'intention de reprendre toute sa place» auprès de Nicolas Sarkozy

POLITIQUE L'ancien ministre du Budget souhaite faire partie de la campagne électorale pour 2012...

C. F.

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Le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal a annoncé avoir saisi mardi la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) du cas d'Eric Woerth, qu'il soupçonne de favoritisme et de prise illégale d'intérêts lors de la cession de l'hippodrome de Compiègne.
Le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal a annoncé avoir saisi mardi la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) du cas d'Eric Woerth, qu'il soupçonne de favoritisme et de prise illégale d'intérêts lors de la cession de l'hippodrome de Compiègne. — Fred Dufour AFP/Archives

Eric Woerth n’a pas abandonné. Evincé du gouvernement il y a trois mois et visé par plusieurs enquêtes dans l’affaire Bettencourt et dans celle de la vente de l’hippodrome de Compiègne, l’ex-ministre du Budget reste droit dans ses bottes: «J’ai bien l’intention de reprendre toute ma place dans la majorité présidentielle», a-t-il affirmé au micro de RTL ce mercredi matin. L’ancien trésorier de l’UMP souhaite aussi faire partie de la campagne électorale pour 2012.

A la question de savoir s’il serait encore bien accueilli par sa famille politique, Eric Woerth a assuré qu’il avait beaucoup d’amis et qu’il avait toujours le soutien de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Evoquant des «milliers» de «témoignages de soutiens» reçus depuis quelques mois par les Français, le député assure: «Je suis le contraire d’un homme seul et abandonné.»

Quant aux poursuites judiciaires dont il fait l’objet, Eric Woerth indique qu’il se bat «pour la vérité». Revenant sur «l’acharnement» le concernant, il lance: «La suspicion, c’est sûrement le premier ennemi de la démocratie.»