Voeux de Nicolas Sarkozy aux armées: «Faire de la défense une priorité pour la France»

POLITIQUE Tel est le «choix politique» du président de la République...

J. R.

— 

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, durant ses voeux aux armées, à Saint-Dizier, dans la Haute-Marne, le 4 janvier 2011.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, durant ses voeux aux armées, à Saint-Dizier, dans la Haute-Marne, le 4 janvier 2011. — AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

Pas d'annonce majeure. Nicolas Sarkozy a brossé le portrait d'une armée en mutation lors de sa présentation des voeux à l'armée, sur la base aérienne de Saint-Dizier en Haute-Marne.

«2011 va être une étape majeure dans la transformation des armées» a déclaré le chef de l'Etat, rappelant son ambition de «faire de la défense une priorité pour la France».

Une armée plus performante

Le chef de l'Etat a tenté de rassurer les militaires concernant le plan massif de restructuration, présenté dans le Livre Blanc de la Défense. Ainsi, les 54.000 suppressions de postes sur sept ans sont «le prix à payer» afin de faire évoluer l'armée française, la rendre plus performante et assurer au mieux sa mission de protection du pays.

Pour Nicolas Sarkozy, «moins d'effectifs» est synonyme de «plus d'équipements modernes», à commencer par le Rafale, salué par le chef de l'Etat. Pour autant, cet outil «des plus performants pour la défense» n'a toujours pas trouvé preneur à l'étranger. Outre l'équipement, Nicolas Sarkozy a également insisté sur la nécessité de mettre en place une «chaîne médicale performante» afin d'assurer la protection des soldats.

Protection des Français

Le chef de l'Etat a également insisté sur la sécurité des Français tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. 12.000 soldats sont ainsi déployés en Afghanistan, au Sud-Liban et en Côte d'Ivoire, afin d'assurer des opérations de maintien ou de rétablissement de la paix. «2011 est une année où les armées seront à nouveau très sollicitées», a précisé Nicolas Sarkozy.

Le chef de l'Etat a rappelé que la mission des 4.000 militaires engagés en Afghanistan serait finie lorsque le transfert des responsabilités aura été pleinement fait au gouvernement afghan. Il reste «beaucoup de chemin à parcourir» dans ce pays «où se joue la sécurité du monde et des Français, ici en France», a-t-il précisé. Sur la Côte d'Ivoire, Nicolas Sarkozy a réfuté toute ingérence des soldats français dans les affaires du pays. «La priorité là-bas est la protection de nos ressortissants», a assuré le chef de l'Etat.