Un rapport rendu lundi à Nathalie Kosciusko-Morizet sur le retard du train Strasbourg-Port Bou/Nice

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Nathalie Kosciusko-Morizet, lors du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement Fillon, mercredi 17 novembre
Nathalie Kosciusko-Morizet, lors du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement Fillon, mercredi 17 novembre — LIONEL BONAVENTURE/AFP

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, a annoncé dimanche que Guillaume Pépy, président de la SNCF, devait lui remettre lundi un rapport sur le retard de plus de treize heures du train de nuit Strasbourg-Port Bou/Nice le 27 décembre dernier.

Invitée de «Dimanche Soir Politique» sur France Inter/I-Télé, Le Monde, Dailymotion, la ministre a cependant précisé que «objectivement, de gros efforts (sont faits) pour l'accueil des voyageurs» par la SNCF et que l'entreprise publique avait fait des efforts «sur l'offre commerciale, quand il y a des retards».

«Une succession exceptionnelle d’incidents»

Pour autant «cela n'excuse pas un retard de plus de 12 heures», a-t-elle reconnu et le rapport remis lundi devra permettre «de voir quelles sont les responsabilités».

Parti un peu en retard de Strasbourg le dimanche 26 décembre au soir, le train a connu «une succession exceptionnelle d’incidents» qui se sont traduits par de nombreux arrêts plus ou moins prolongés, si bien que ses quelque 600 passagers sont arrivés à destination tard dans la soirée lundi, et non dans la matinée comme prévu.

Emplois supprimés

Alors que les syndicats ont mis en cause, pour ce retard notamment, la politique de la SNCF, l'accusant de se «détourner du service public» et de faire des «économies coupables», Nathalie Kosciusko-Morizet a tenu à préciser que «les emplois supprimés» l'ont été «dans le fret et sur l'entretien», mais «pas sur l'assistance aux voyageurs».

Au lendemain de ce voyage mouvementé, Guillaume Pepy a estimé que la succession d'incidents qui avait conduit le train de nuit Strasbourg-Port Bou/Nice à accumuler plus de treize heures de retard «ne pouvait être acceptée».

Présentant ses «excuses pour ce très mauvais voyage», Guillaume Pépy avait alors indiqué que l'entreprise allait rembourser les billets et offrir un aller-retour aux 600 passagers du train.

Pour leur part, des voyageurs avaient fait part de leur intention de constituer une association et d'engager une action en justice contre la SNCF. L'objectif est de mettre la SNCF devant ses «responsabilités» et ses «défaillances».