Neige: Nicolas Sarkozy juge les perturbations inacceptables

POLITIQUE Et les agressions dans le métro aussi...

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Nicolas Sarkozy, lors des voeux du 31 décembre 2010.
Nicolas Sarkozy, lors des voeux du 31 décembre 2010. — REUTERS

Nicolas Sarkozy a jugé samedi «pas acceptable» la «situation de désorganisation» qui a affecté l'aéroport parisien de Roissy et le trafic ferroviaire autour de Noël à cause des chutes de neige, et a promis une nouvelle fois des «mesures appropriées» pour y remédier.

«La situation de désorganisation que nous avons ponctuellement pu connaître ces dernières semaines n'est pas acceptable», a déclaré Nicolas Sarkozy en présentant ses voeux à l'Elysée à plusieurs centaines de personnels de santé, policiers, gendarmes, pompiers, agents de la SNCF, de la RATP, d'EDF ou de GDF-Suez qui ont travaillé pendant la nuit de la Saint-Sylvestre.

«Une réflexion sur les moyens d'améliorer la gestion des crises»

«On peut comprendre que le service soit perturbé par les aléas climatiques mais pas que les usagers aient le sentiment d'être abandonnés, sentiment qu'ils ont pu éprouver à plusieurs reprises ces dernières semaines», a-t-il ajouté.

«Dès que nous sommes confrontés à de telles situations, nos moyens d'action, nos modes d'organisation sont remis en question. Nous ne sommes naturellement pas un pays du cercle polaire, il ne s'agit pas de nous équiper en matériels coûteux qui ne serviraient qu'en de très rares occasions», a toutefois fait remarquer le chef de l'Etat.

«J'ai demandé que soit engagée sans délai une réflexion sur les moyens d'améliorer la gestion des crises, je veillerai à ce que des mesures appropriées soient rapidement mises en place», a promis Nicolas Sarkozy.

«Les agressions dans le métro sont inadmissibles»

Par ailleurs,, Nicolas Sarkozy a affirmé samedi devant des personnels ayant travaillé durant la nuit de la Saint-Sylvestre que les agressions dans le métro étaient «inadmissibles», en rendant hommage à la jeune femme récemment décédée après avoir été violemment bousculée dans le couloir du métro parisien.

«Les agressions dans le métro sont inadmissibles. Je m'associe à la douleur des proches de Mlle N'Guyen, la jeune femme qui est décédée après avoir été bousculée lundi par un voleur à la tire. La victime, c'est cette jeune femme, pas celui qui l'a agressée», a affirmé Nicolas Sarkozy.

«Votre mobilisation est nécessaire»

Il s'exprimait devant plusieurs centaines de personnes -policiers, gendarmes, personnels de santé, agents de la SNCF, de la RATP ou encore d'EDF et GDF-Suez- mobilisés dans la nuit du 31 décembre, qui ont été reçus comme de coutume le 1er janvier à l'Elysée.

Plusieurs ministres étaient présents: Brice Hortefeux (Intérieur), Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie), Xavier Bertrand (Travail) et Roselyne Bachelot (Solidarités).

«Votre mobilisation est nécessaire», leur a assuré le président. «Les violences physiques continuent de progresser, même si c'est dans des proportions cinq fois moindre qu'il y a quelques années, et les vols, notamment de téléphones portables de dernière génération, augmentent de façon préoccupante dans les transports publics», a-t-il expliqué.

Selon lui, «la coopération entre la RATP et les services de police est plus que jamais nécessaire pour exploiter au mieux le réseau de vidéosurveillance et endiguer enfin les violences».