Françoise de Panafieu intéressée par le poste de Défenseur des droits

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La députée UMP de Paris Françoise de Panafieu, rivale malheureuse de Bertrand Delanoë aux municipales de 2008, est intéressée par le poste de Défenseur des droits, institution qui doit voir le jour en 2011, ont indiqué ce samedi deux élus UMP confirmant une information du JDD.

«Je ne confirme rien du tout»

«Elle y tient, elle est candidate et est allée voir Nicolas Sarkozy» récemment pour défendre ses chances, a indiqué un élu UMP de la capitale. «C'est un poste qui l'intéresse», a renchéri un autre. «Je ne confirme rien du tout», a de son côté affirmé l'intéressée, jointe au téléphone par l'AFP.

Selon le JDD, le président Sarkozy envisagerait de nommer l'ancienne maire du 17e arrondissement comme Défenseur des droits, poste qui reviendrait alors à une figure de droite alors que les noms de plusieurs personnalités de gauche - dont ceux de Jack Lang et Bernard Kouchner - ont déjà circulé pour l'occuper.

Régler un différend avec Bernard Debré

La nomination de Françoise de Panafieu à ce poste permettrait de régler le différend qui se profile pour les législatives de 2012 avec Bernard Debré, autre député UMP de Paris. Dans le cadre du redécoupage électoral dans la capitale, leurs deux fiefs voisins - Sud du 17e arrondissement pour elle, Nord du 16e pour lui - ne font plus qu'une circonscription.

Le projet de loi sur le Défenseur des droits, nouvelle institution prévue par la révision constitutionnelle de 2008, sera examiné en séance publique à l'Assemblée nationale à partir du 11 janvier. Le projet de loi organique a déjà été adopté par le Sénat en première lecture en juin.

Remplacer le Médiateur de la République

La fonction doit remplacer celle du Médiateur de la République et intégrer plusieurs autres missions: le Défenseur des enfants, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), voire également le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Le 1er décembre la commission des Lois de l'Assemblée a décidé d'y intégrer les compétences de ce Contrôleur général à partir de juin 2014, quand expirera le mandat de l'actuel Contrôleur, Jean-Marie Delarue. Cela a ravivé les critiques du PS voyant dans la suppression programmée de ces autorités administratives indépendantes des «atteintes répétées aux contre-pouvoirs».