Assouplissement du permis à points: Pour Thierry Mariani, le gouvernement n'a pas «cédé» à la pression

SECURITE Pour le ministre des Transports, il y a eu un équilibre entre la position du ministère de l'Intérieur et celle des députés...

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Thierry Mariani, secrétaire d'Etat aux Transports, au Conseil des ministres le 17 novembre 2010. 
Thierry Mariani, secrétaire d'Etat aux Transports, au Conseil des ministres le 17 novembre 2010.  — AFP PHOTO/BERTRAND LANGLOIS

Pas de reculade. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani, a récusé ce vendredi sur France 2 que le gouvernement ait «cédé» à la pression en se ralliant à la position des députés UMP lors du vote par l'Assemblée d'un assouplissement du permis à points.

«Le gouvernement n'a pas cédé. Il y a eu conciliation et un équilibre a été trouvé entre la position du ministère (de l'Intérieur, ndlr) et la position des députés», a estimé Thierry Mariani. Il a reconnu «effectivement un assouplissement» des délais de récupération des points perdus pour «les très légères fautes» mais, a-t-il ajouté, «sur tous les grands excès de vitesse, sur tout ce qui est alcoolisme, tout ce qui est conduite dangereuse, le gouvernement est resté ferme». «Le cap est très net: la sécurité routière reste une de nos priorités», a assuré le secrétaire d'Etat.

L'Assemblée nationale a voté jeudi un assouplissement du permis à points qui exclut toutefois les infractions les plus graves. Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est rallié à la position des députés UMP après avoir été mis en échec sur son dispositif, plus restrictif. Le vote de jeudi prévoit de ramener à deux ans, contre trois actuellement, le délai de récupération de l'intégralité des points de permis perdus, sauf pour les infractions et les délits de quatrième classe et au-delà (alcoolémie comprise entre 0,5 et 0,8 g, conduite à contresens, etc).