Marine Le Pen, vice presidente du Front National, lors du conférence de presse à   Nanterre le 1er Septembre 2010
Marine Le Pen, vice presidente du Front National, lors du conférence de presse à  Nanterre le 1er Septembre 2010 — CHAMUSSY

POLITIQUE

Prières de rue: Marine Le Pen réfute le «dérapage»

La candidate à la présidence du FN continue de surfer sur la polémique qu'elle a déclenchée. Et n'en a sans doute pas fini...

Marine Le Pen continue à occuper le terrain médiatique. Après deux jours de polémiques sur sa comparaison entre les prières de rue musulmanes et l’occupation, la candidate à la succession de son père a convoqué les journalistes ce lundi pour s'expliquer. «S’agissant du terme "occupation", je persiste et je signe. Lorsque les dirigeants politiques ont peur des mots, ils se condamnent au déni et donc à une cécité chronique et dangereuse», a martelé la frontiste, refusant le terme de «dérapage».

Des thèmes récurrents

Attaquée en justice par le MRAP, mouvement antiraciste, Marine Le Pen ne craint pas les suites judiciaires et la polémique. «Cette petite tempête dans un verre d’eau fait ressortir de leur terrier les professionnels de la subvention», a-t-elle attaqué tout en profitant de cette tribune médiatique pour développer ses idées.

Photo de musulmans priant rue Saulnier à Puteaux à l’appui et références pêle-mêle à De Gaulle, Jeanne D’Arc ou Charles Péguy, Marine Le Pen a évoqué la «visibilité conquérante (des musulmans priant dans la rue)» et  «l’accaparement des territoires par des groupes mafieux notamment liés aux trafics de drogue». Des sujets qu’elle avait déjà largement abordés lors d’un précédent  discours, le 18 juin 2010 mais qui ont créé l’émotion, samedi, lors de la réunion publique à Lyon.

La dénonciation de l'islamisme au coeur de sa campagne pour 2012

Ces thèmes sont pourtant récurrents de la rhétorique de Marine Le Pen qui a fait de la lutte contre une supposée islamisation un de ses combats pour sauver la France «abandonnée» par l’UMP et le PS. Elle avait déjà été au cœur de l’affaire du Quick hallal de Roubaix. «En refusant de condamner l’inadmissible comportement de ceux qui violent la Loi, l’UMPS et ses acolytes effectuent un amalgame entre Islam et islamisme qui participent à la crispation des Français», a-t-elle ainsi expliqué.

Critiquée pour être la «candidate du système» par son adversaire en interne, Bruno Gollnish, la fille de Jean-Marie Le Pen fera de la dénonciation de l’islamisme (sous couvert d’une défense de la laïcité) l’un des axes forts de se campagne en 2012. Ses proches estiment que ce thème permet à la fois de récupérer les frontistes les plus durs (déterminant pour la succession fin janvier) mais aussi d’attirer des électeurs de l’UMP.

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