Politique

Le Pen : Hamon (PS) déplore que Copé rouvre le débat sur l'identité nationale

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a affirmé lundi qu'il attendait ...

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a affirmé lundi qu'il attendait "autre chose qu'une réponse visant à rouvrir le débat sur l'identité nationale" de la part du patron de l'UMP, Jean-François Copé, après les déclarations "scandaleuses" de Marine Le Pen, vice-présidente du FN.

"La réaction de M. Copé n'est pas celle que j'attendais de la part la droite républicaine à des déclarations scandaleuses", a affirmé Benoît Hamon lors du point presse hebdomadaire au siège du parti.

"J'attendais de la part de Jean-François Copé autre chose qu'une réponse qui vise à rouvrir le débat sur l'identité nationale dont on a vu les conséquences (...) en France, il a davantage (...) jeté de l'huile sur le feu, que contribué à favoriser justement la cohésion sociale", a-t-il déploré.

Face à la réponse de la droite aux propos de Marine Le Pen, pour qui "il faut aller sur le terrain du Front national", Benoît Hamon oppose celle de la gauche : "Plus on est clairement identifié comme la locomotive de la gauche, plus on se garantit un premier tour qui nous garantit lui d'être présent au second tour".

"Il n'y a pas de présence au second tour, sans un Parti socialiste clairement identifié à gauche", a martelé Benoît Hamon, qui "juge possible un scénario catastrophe", avec un FN au deuxième tour en 2012 comme en 2002. Pour lui, "il n'y a rien qui nous laisse penser que ne pourrait pas se reproduire un 21 avril".

Cette réaction de Jean-François Copé ne le "surprend guère", car, selon lui, "Jean-François Copé, c'est Nicolas Sarkozy en version plus fruste". Le patron de l'UMP "confirme en tous cas une pente inquiétante que prend la droite", a assuré Benoît Hamon, rappelant les propositions sur la déchéance de nationalité, la préférence nationale pour l'accueil des SDF.

Pour lui, "cette popularité de Marine Le Pen est l'échec de la stratégie de Nicolas Sarkozy". Cette stratégie visait à avoir "une politique de droite dure" notamment sur la question des étrangers, la sécurité, l'Islam "pour pouvoir récupérer le vote du Front national". Or, "à bien des égards, j'ai le sentiment que la politique du gouvernement a déverrouillé ou re-légitimé le vote du Front national". Résultat, on a à la fois "une politique très à droite et des intentions de vote qui grimpent pour le FN".

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a souligné lundi 13 décembre "l'échec d'une stratégie par une politique dure (...) qui visait à éteindre le vote Front national." M. Hamon a aussi réaffirmé que "ce qu'on attend d'un ministre de l'Intérieur, c'est qu'il ne critique pas cette décision de justice mais qu'il cesse de se comporter comme le premier des syndicalistes policiers". Durée: 01:15