Eric Woerth n'est «pas mort»

POLITIQUE Il reprend son fauteuil de député mardi...

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A peine sorti du gouvernement, Eric Woerth est mis en cause par le procureur général près la Cour de cassation, qui a ouvert mardi la voie à un éventuel procès devant la Cour de justice de la République (CJR) dans une affaire de favoritisme concernant l'hippodrome de Compiègne.
A peine sorti du gouvernement, Eric Woerth est mis en cause par le procureur général près la Cour de cassation, qui a ouvert mardi la voie à un éventuel procès devant la Cour de justice de la République (CJR) dans une affaire de favoritisme concernant l'hippodrome de Compiègne. — Miguel Medina AFP/archives

Il est toujours vivant. L'ancien ministre du Travail, Eric Woerth, mis en cause dans l'affaire Bettencourt et celle de l'hippodrome de Compiègne, affirme qu'il n'est «pas mort», à la veille de son retour à l'Assemblée nationale comme député UMP de l'Oise, espérant même «retrouver des responsabilités nationales».

«J'ai digéré mon départ du gouvernement et je n'ai ni nostalgie ni tristesse»

«Les gens qui me connaissent bien depuis 15 ans (...) savent bien qu'on a essayé de me tuer personnellement et professionnellement, et notamment le Parti socialiste. Mais j'ai beaucoup d'opiniâtreté. Même si je décroche un peu aujourd'hui pour rendre les choses plus sereines, je ne suis pas mort», déclare Eric Woerth dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, ce lundi.

«J'ai digéré mon départ du gouvernement et je n'ai ni nostalgie ni tristesse», assure l'ancien ministre qui va retrouver son siège de député de l'Oise. Il affirme être parti «en accord avec» le président de la République. «Ce sont clairement les affaires montées autour de moi qui sont la cause de mon départ» poursuit-il. «Autrement j'étais plutôt un bon candidat pour une promotion au gouvernement».

«Depuis que je ne suis plus au gouvernement, les affaires me concernant ne remplissent plus les journaux»

«Je dois solder le calendrier judiciaire et je ne suis pas maître de sa durée, même si tout s'est dégonflé», déclare aussi Eric Woerth soupçonné de favoritisme dans l'affaire de la vente de l'hippodrome de Chantilly. «Etrangement, depuis que je ne suis plus au gouvernement, les affaires me concernant ne remplissent plus les journaux», relève-t-il.

L'ex-trésorier de l'UMP, dit espérer «retrouver des responsabilités nationales» et compte «s'investir sur des thèmes qui seront au coeur de la campagne présidentielle de 2012. Par exemple comment réformer ce qui est nécessaire sans créer de sentiment d'injustice comme ça a pu être le cas pour la réforme des retraites», qu'il a menée à son terme en tant que ministre du Travail. Indiquant qu'il ne brigue «pas de fonction opérationnelle» au sein du parti majoritaire, il précise qu'il y reste «membre du bureau politique et président de la fédération de l'Oise».