Marine Le Pen à l'extrême de l'islamophobie

POLITIQUE Le Mrap, mouvement antiraciste, va porter plainte contre la candidate à la présidence du Front national...

Matthieu Goar

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La candidate à la présidence du FN, lors d'un meeting à Lyon, vendredi.
La candidate à la présidence du FN, lors d'un meeting à Lyon, vendredi. — P. FAYOLLE / SIPA

Une émission de télé, un sondage agrémenté d'une phrase choc et le spectre du Front national est revenu hanter la politique française. Marine Le Pen, fille de et postulante au poste de présidente du parti, a animé le week-end. D'abord avec son apparition dans «A vous de juger», jeudi, qui a affolé les compteurs. La députée européenne a réuni 3,4 millions de téléspectateurs (14,3% de part de marché), le meilleur score de la rentrée, mieux que François Fillon.

27 % d'opinions favorables

Une percée médiatique confirmée par les sondages. L'héritière, créditée de 12 à 14 % des intentions de vote, atteint dans le dernier baromètre Ipsos 27 % d'opinions favorables. Surfant sur ces bons scores, Marine Le Pen martèle un discours radical, destiné à rassembler les siens. «Maintenant, il y a dix ou quinze endroits où, de manière régulière, un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires. C'est une occupation de pans du territoire, des quartiers dans lesquels la loi religieuse s'applique, c'est une occupation. Certes, il n'y a pas de blindés, pas de soldats, mais c'est une occupation tout de même», a-t-elle lancé, selon leparisien.fr lors d'une réunion à Lyon.

Cette sortie typique de Marine Le Pen, qui a fait d'une supposée islamisation de la France son combat, a poussé le Mrap, mouvement antiraciste, à porter plainte et a déclenché de nombreuses réactions. «C'est exactement la même personnalité que celle de son père», a déclaré Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, dont certains membres seraient tentés par une alliance locale avec le FN. Inquiet, Copé a demandé aux siens d'être offensifs et a réclamé une relance du débat sur l'identité nationale.