Marine Le Pen dénonce «les prières de rue» des musulmans

POLITIQUE C'est «une occupation du territoire» qui «pèse sur les habitants», selon la candidate à la présidence du FN...

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Marine Le Pen, qui aspire à succéder à son père Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national, a estimé lundi matin que celui-ci n'avait "pas à s'excuser de ce qu'il a fait durant sa carrière politique", dérapages verbaux inclus.
Marine Le Pen, qui aspire à succéder à son père Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national, a estimé lundi matin que celui-ci n'avait "pas à s'excuser de ce qu'il a fait durant sa carrière politique", dérapages verbaux inclus. — Francois Guillot afp.com

La candidate à la présidence du FN, Marine Le Pen, a dénoncé vendredi soir à Lyon «les prières de rue» de musulmans en évoquant la Seconde guerre mondiale et en qualifiant ces prières «d'occupation», sans «blindés» ni «soldats», mais d'«occupation tout de même».

«Il y a quinze ans on a eu le voile, il y avait de plus en plus de voiles. Puis il y a eu la burqa, il y a eu de plus en plus de burqa. Et puis il y a eu des prières sur la voie publique (...) maintenant il y a dix ou quinze endroits où de manière régulière un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires», a dénoncé la vice-présidente du parti dans un discours de campagne interne, devant 250 à 300 adhérents du FN.

Une «occupation» qui «pèse sur les habitants»

«Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c'est une occupation du territoire», a ajouté Marine Le Pen, sous les applaudissements.

«C'est une occupation de pans du territoire, des quartiers dans lesquels la loi religieuse s'applique, c'est une occupation. Certes y'a pas de blindés, y'a pas de soldats, mais c'est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants», a poursuivi Marine Le Pen, qui a l'habitude de qualifier «l'islamisme» de «totalitarisme».

Applaudie à tout rompre

Sur les terres de son rival Bruno Gollnisch, chef de file du FN en Rhône-Alpes, elle a fait une autre allusion à la Seconde guerre mondiale. Dénonçant les «cures d'austérité» pour «sauver l'euro», elle a déclaré qu'«on aime bien parler de la Seconde guerre mondiale» mais que pour sa part, elle souhaitait parler «de cette guerre-là, de cette guerre économique qui est en train de se mener sous nos yeux, sur notre territoire».

«Si nous ne pouvons plus rien pour les morts d'hier, nous pouvons encore empêcher les souffrances demain, et c'est notre rôle», a-t-elle ajouté, applaudie à tout rompre. Marine Le Pen avait démarré son discours en affirmant que son passage la veille dans l'émission politique A vous de juger (France 2) avait provoqué des «milliers d'adhésions». Bruno Gollnisch a protesté contre le fait de ne pas être invité à cette émission.

Les adhérents du FN votent par courrier jusqu'au 13 janvier pour désigner le successeur de Jean-Marie Le Pen. Le «congrès de succession» aura lieu les 15 et 16 janvier à Tours.