Inéligibilité: l'UMP est après moi "comme des chiens après un animal" déclare Huchon

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Le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, menacé d'inéligibilité pour une campagne de publicité avant les élections régionales, a déclaré vendredi que les membres de l'UMP étaient après lui "comme des chiens après un animal".

"L'UMP, ils sont après moi comme des chiens après un animal. Ils ont été incapables de gagner les élections, ils ont été battus vraiment à plate couture, moi je n'ai fait que respecter la loi et c'est pour ça que le Conseil d'Etat donne un délai supplémentaire", a lancé M. Huchon sur France Inter.

Le Conseil d'Etat a accordé jeudi un gros répit au président PS de la région Ile-de-France en décidant d'approfondir l'examen de son cas et de renvoyer toute nouvelle décision à janvier.

"C'est un déni de démocratie cette affaire. J'ai été élu avec 400.000 voix d'avance et on me reproche quelque chose qui n'est pas vérifié et qui n'est pas réalisé", a ajouté M. Huchon. Selon lui, le rapporteur public du Conseil d'Etat (chargé de dire le droit) qui avait recommandé le 3 décembre l'invalidation de son élection et son inéligibilité pour un an "a dit lui-même que ça (la campagne d'affichage incriminée) n'avait pas eu d'influence sur le résultat".

"Vous trouvez normal que le gars qui a gagné à 57%, avec 2 millions d'électeurs, 400.000 voix d'avance, lui seul se trouve déclaré inéligible alors que l'élection n'est pas annulée? Je n'ai pas, moi, et je vais le démontrer devant le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel, failli (devant) la loi".

"Il n'y a pas d'infraction au code électoral. Il y a une jurisprudence constante du Conseil d'Etat, du Conseil constitutionnel qui dit que quand une campagne d'information est récurrente, il n'y a pas lieu de la sanctionner et donc de l'additionner au compte. Ce n'est pas moi qui le dit c'est mes avocats mais aussi la commission des comptes de campagne", a-t-il ajouté.

La présidente du groupe UMP au conseil régional Valérie Pécresse s'en est pris au président socialiste en déclarant que "les vraies victimes de cette affaire c'est nous, les adversaires de Jean-Paul Huchon" et qu'il est "interdit d'utiliser l'argent du contribuable pour faire une campagne de publicité pendant une campagne électorale".