WikiLeaks: l'Elysée ne souhaite pas réagir

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L'Elysée a fait savoir lundi qu'il ne souhaitait pas réagir à la publication par le site WikiLeaks de télégrammes confidentiels de l'administration américaine, dont certains concernent la France.

Interrogé par les agences de presse, la présidence a affirmé: "on ne réagira pas sur WikiLeaks".

Le site internet et cinq grands journaux mondiaux, dont Le Monde, ont commencé dimanche soir à publier le contenu de télégrammes ou de mémos diplomatiques, émanant de l'administration américaine.

Ces documents montrent notamment l'inquiétude suscitée en Europe, en Israël et dans le monde arabe par le programme nucléaire iranien, soupçonné d'avoir des visées militaires.

Certains des télégrammes montrent également que l'ambassade américaine à Paris juge le président Sarkozy "susceptible et autoritaire".

WikiLeaks rapporte aussi deux entretiens confidentiels que Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique de M. Sarkozy, a eus avec des hauts responsables américains. Dans l'un, M. Lévitte qualifie de "fou" le président vénézuélien Hugo Chavez, en train de transformer son pays en un "autre Zimbabwe".

Dans l'autre, il affirme que l'Iran est un "Etat fasciste".

Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a affirmé lundi que la France considérait comme "une menace" la publication par le site de 250.000 documents diplomatiques confidentiels et que Paris était est "très solidaire de l'administration américaine".

Jean-François Copé, patron de l'UMP, a estimé que la publication de ces documents posait "un vrai problème".

Pour le leader écologiste Daniel Cohn-Bendit, il n'y a "aucun secret", "aucune révélation" dans les documents et "il ne faut pas en faire un cinéma".