Ministère Ecologie : action dans l'esprit du Grenelle de l'environnement

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La nouvelle ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a placé son action dans la continuité du Grenelle de l'environnement, lors d'une visite du chantier du prolongement du métro, jeudi à Montrouge (Hauts-de-Seine).

"C'est un chantier illustratif de ce qu'on essaie de faire avec le Grenelle de l'environnement : développer l'offre de transport en commun et la développer en direction des publics qui aujourd'hui, n'y ont pas forcément accès dans les meilleures conditions", a-t-elle déclaré à la presse.

"C'est l'occasion de renouveler l'engagement de réaliser le Grenelle de l'environnement", a-t-elle insisté.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani, dont c'était la première sortie publique en compagnie de sa ministre de tutelle, a précisé que sa tâche était de "s'occuper du quotidien", et a estimé que son portefeuille était le "secrétariat du Grenelle de l'environnement, en première ligne".

Interrogée sur le Schéma national des Infrastructures de Transport (Snit), qui recense les grands projets que l'Etat entend mener d'ici 20 à 30 ans et dont l'ancien secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, avait annoncé le bouclage d'ici la fin de l'année, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas voulu donner de date.

"Notre objectif, c'est bien de rendre public le Snit", a-t-elle assuré.

"On est en train de le retravailler, on est en train de reprendre le dossier avec sérieux. On veut que ce soit un document solide, on ne veut pas que soit un rêve, on veut que ce soit très concret", a-t-elle précisé.

Concernant les subventions aux Transports en Commun en Site propre des villes de province pour lequel le gouvernement avait lancé un appel à candidatures, Nathalie Kosciusko-Morizet a indiqué que les projets retenus seraient connus "très vite".

"On est en train d'y travailler avec Thierry (Mariani), c'est une question de semaines", a-t-elle dit.

"Notre objectif en ligne de mire, c'est bien les 1.800 kilomètres du Grenelle de l'environnement. En fait, on est en passe, en cinq ans, d'avoir lancé les deux tiers de ce qu'il y avait à faire, alors que les 1.800 kilomètres étaient prévus pour dans 15 ans", s'est-elle réjoui.

A la question de savoir si elle regrettait de n'avoir pas récupéré le dossier du Grand Paris dans ses attributions, la ministre a reconnu qu'"il y a beaucoup de compétences de ce ministère qui intéressent le Grand Paris".

"Je crois que, ce qui a été considéré, c'est qu'une élue francilienne n'avait pas forcément la compétence de porter le Grand Paris", a jugé Nathalie Kosciusko-Morizet, élue de l'Essonne.

"C'est un choix devant lequel je m'incline, qui fait partie des arbitrages gouvernementaux", a-t-elle conclu, se disant de toute façon "très heureuse" des décrets d'attribution de son ministère, validés mercredi au conseil des ministres, qui incluent également - outre l'écologie, les transports et le logement -, le climat, les énergies renouvelable et la mer.