Primaires au PS: François Hollande déplore les «arrangements»

POLITIQUE Alors qu'Aubry, Strauss-Kahn et Royal ont mis en place un pacte de non-agression...

Avec Reuters

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François Hollande, ancien Premier secrétaire du PS, à La Rochelle, lors de l'université d'été du Parti socialiste, vendredi 27 août 2010.
François Hollande, ancien Premier secrétaire du PS, à La Rochelle, lors de l'université d'été du Parti socialiste, vendredi 27 août 2010. — AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

François Hollande a déploré ce jeudi les «arrangements» entre présidentiables socialistes en vue de la primaire. Martine Aubry avait confirmé mercredi le pacte de non-agression la liant à Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal, qui proposeront une candidature «véritablement ensemble» selon la première secrétaire du PS.

«Les pactes, ça vaut pour ceux qui les signent et éventuellement les respectent, ça ne vaut pas pour ceux qui n'en sont pas», a déclaré François Hollande sur RTL.

«Une élection présidentielle, c'est pas un arrangement. On ne se dit pas qu'on va être candidat parce qu'on aura mené telle ou telle négociation ou compromis. Je pense qu'une élection présidentielle, c'est une compréhension de son propre pays et une volonté de porter un projet», a insisté celui qui se prépare depuis 2008 à être candidat à la candidature.

Pas «un simple corps électoral de ratification»

Une entente tripartite entre Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal pèserait lourdement sur la primaire socialiste, donnant un poids prépondérant au candidat issu de ce pacte.

«Je ne pense pas qu'il ne faille prendre le corps électoral des primaires comme un simple corps électoral de ratification», a mis en garde François Hollande. «Il y aura des choix et des personnalités de toutes manières et donc faut-il encore s'y préparer», a souligné l'ancien premier secrétaire.

«Je suis pas là pour me déterminer par rapport à tel ou tel pacte, je suis là pour dire: 'moi est-ce que j'ai une place non pas dans la primaire mais dans le pays pour défendre des options et des choix’», a-t-il fait valoir.

Les candidatures à l'investiture présidentielle doivent être déposées en juin. Le scrutin aura lieu à l'automne, après les élections sénatoriales.