Dupont-Aignan candidat en 2012 pour la "souveraineté" de la France

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Le président de Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a promis dimanche qu'il serait candidat à la présidentielle de 2012, comme défenseur de la "souveraineté" de la France avec comme priorités la sortie de l'euro et le rétablissement des frontières.
Le président de Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a promis dimanche qu'il serait candidat à la présidentielle de 2012, comme défenseur de la "souveraineté" de la France avec comme priorités la sortie de l'euro et le rétablissement des frontières. — Francois Guillot afp.com

Le président de Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a promis dimanche qu'il serait candidat à la présidentielle de 2012, comme défenseur de la "souveraineté" de la France avec comme priorités la sortie de l'euro et le rétablissement des frontières.

Devant près d'un millier de personnes, réunies dans la salle Olympe-de-Gouges à Paris à l'occasion du 2e congrès de DLR, le député de l'Essonne (ex-UMP) a déchiré depuis l'estrade un faux billet de 10 euros, en promettant de mettre fin à "ce poison", à "cette monnaie d'occupation" qui provoque "vie chère", "délocalisations" et "chômage".

Se présentant comme "le candidat de la sortie de l'euro", il a appelé à la prise de deux "Bastilles", la Banque centrale européenne (BCE) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC), préalables selon lui à la création d'un million d'emplois, sa "priorité" pour la France.

Il s'est également engagé à dénoncer, s'il était élu, tous les traités européens, pour une Europe "où la France conduise son destin de grande nation".

M. Dupont-Aignan a aussi insisté sur les frontières nationales, tant au niveau économique, avec l'instauration de droits de douane, que pour le contrôle de l'immigration.

Prenant des accents très antimondialistes, il a renvoyé dos à dos l'UMP, qu'il a quittée en 2007, et le PS, deux partis réunis dans l'"UMPS", un terme emprunté au Front national: "tous les gouvernements ont mené la même politique depuis 1983 (...) l'abandon systématique dans tous les domaines de la souveraineté nationale" au profit de l'"idéologie mondialiste", a-t-il lancé.

Nicolas Dupont-Aignan, qui s'est exprimé devant un fond de scène aux couleurs de la France, a invoqué plusieurs fois le général de Gaulle, dont il se réclame, mais également Philippe Séguin. Il a aussi cité l'appel de Cochin de Jacques Chirac (1976), qui dénonçait l'UDF, proeuropéenne, comme "le parti de l'étranger".