Karachi: Le Maire se "réjouit" de la promesse de "transparence" de Sarkozy

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Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon, s'est "réjoui" dimanche de la promesse faite la veille par Nicolas Sarkozy de transmettre "tous les documents" nécessaires à l'enquête dans l'affaire Karachi.
Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon, s'est "réjoui" dimanche de la promesse faite la veille par Nicolas Sarkozy de transmettre "tous les documents" nécessaires à l'enquête dans l'affaire Karachi. — Bertrand Guay afp.com

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon, s'est "réjoui" dimanche de la promesse faite la veille par Nicolas Sarkozy de transmettre "tous les documents" nécessaires à l'enquête dans l'affaire Karachi.

"L'important c'est que la justice fasse son travail, et pour qu'elle puisse faire bien son travail il faut qu'elle ait accès à tous les documents dont elle a besoin, c'est à dire qu'il y ait une transparence totale", a déclaré Bruno Le Maire sur France 2.

"Je me réjouis que le président de la République ait effectivement annoncé qu'il transmettrait aux juges, lorsqu'ils le demanderont, tous les documents nécessaires à la transparence sur cette affaire", a poursuivi le ministre de l'Agriculture.

Interrogé sur un éventuel affrontement entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin dans cette affaire comme dans le dossier Clearstream, M. le Maire a rappelé que des gens étaient "morts" à Karachi et qu'il n'y avait donc "aucune place pour la querelle politique".

Dans ce dossier aux multiples ramifications, la justice soupçonne que l'attentat, qui avait coûté en 2002 la vie à 15 personnes dont 11 salariés français de la Direction de la Construction navale (DCN), soit lié à l'arrêt par Jacques Chirac du versement de commissions promises à des intermédiaires.

Vendredi, Dominique de Villepin a justifié la décision prise par l'ancien chef de l'Etat par de "très forts soupçons" de rétrocommissions.

Samedi, depuis Lisbonne, Nicolas Sarkozy a promis que l'Etat continuerait "d'aider la justice en communiquant tous les documents" dans ce dossier.