Hermeline Malherbe-Laurent (DVG) élue à la tête des Pyrénées-Orientales

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Hermeline Malherbe-Laurent (DVG) a été élue dimanche à la présidence du conseil général des Pyrénées-orientales avec 24 voix sur 31 et sept abstentions, pour succéder à Christian Bourquin (DVG), élu président de la région Languedoc-Roussillon à la mort de Georges Frêche (DVG).
Hermeline Malherbe-Laurent (DVG) a été élue dimanche à la présidence du conseil général des Pyrénées-orientales avec 24 voix sur 31 et sept abstentions, pour succéder à Christian Bourquin (DVG), élu président de la région Languedoc-Roussillon à la mort de Georges Frêche (DVG). — Raymond Roig afp.com

Hermeline Malherbe-Laurent (DVG) a été élue dimanche à la présidence du conseil général des Pyrénées-orientales avec 24 voix sur 31 et sept abstentions, pour succéder à Christian Bourquin (DVG), élu président de la région Languedoc-Roussillon à la mort de Georges Frêche (DVG).

L'opposition départementale UMP et divers droite n'a pas présenté de candidat, a constaté un journaliste de l'AFP.

Frêchiste comme M. Bourquin, cette femme de 41 ans, élue du 8e canton de Perpignan, a aussi été exclue du PS lors de la campagne des élections régionales, mais elle était dimanche la candidate du groupe "Socialiste et apparentés" du conseil général.

Mme Malherbe-Laurent a recueilli les voix des quinze élus de ce groupe, ainsi que des trois conseillers généraux communistes. Pour atteindre 24 voix, elle a aussi obtenu le suffrage d'une partie des non-inscrits et divers droite qui font partie avec 5 UMP des 13 conseillers d'opposition.

Christian Bourquin avait démissionné le 9 novembre, à la veille de succéder à Georges Frêche, décédé le 24 octobre, comme président de Région, car il ne pouvait cumuler la présidence des deux exécutifs.

M. Bourquin est toutefois élu quatrième vice-président du conseil général. Jean-Jacques Lopez, également exclu du PS, reste premier vice-président, après avoir assuré l'intérim de la présidence pendant une dizaine de jours.

Mme Malherbe-Laurent, une des rares femmes présidentes de conseil général, devait présider sa première séance publique dimanche après-midi, a précisé une porte-parole de l'assemblée départementale.

Egalement vice-présidente du conseil régional depuis 2010, ancienne des Verts, elle déclarait récemment à l'AFP avoir "toujours été une écolo de gauche". Adhérente du PS depuis 2006, exclue en 2010, elle ajoutait: "je reste socialiste et j'attends avec impatience d'être réintégrée".

Conseillère en formation et en insertion professionnelle, élue dans l'opposition municipale à Jean-François Copé à Meaux (Seine-et-Marne) en 2001, arrivée à Perpignan en 2005, elle a causé la surprise en 2008 quand, à peine connue, elle a ravi son siège de conseiller général au sortant UMP Jean Maydat.