Karachi : Sarkozy "reconnaît" que des documents n'ont pas été déclassifiés, dit Hamon

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Le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé dimanche que l'annonce faite la veille par Nicolas Sarkozy sur l'affaire de l'attentat de Karachi revenait à "reconnaître" qu'un "certain nombre de documents n'avaient pas été déclassifiés".
Le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé dimanche que l'annonce faite la veille par Nicolas Sarkozy sur l'affaire de l'attentat de Karachi revenait à "reconnaître" qu'un "certain nombre de documents n'avaient pas été déclassifiés". — Jean-Pierre Muller afp.com

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé dimanche que l'annonce faite la veille par Nicolas Sarkozy sur l'affaire de l'attentat de Karachi revenait à "reconnaître" qu'un "certain nombre de documents n'avaient pas été déclassifiés".

Samedi, depuis Lisbonne, le chef de l'Etat a promis que l'Etat continuerait "d'aider la justice en communiquant tous les documents" dans ce dossier.

Il y a plusieurs juges "qui réclament qu'on déclassifie un certain nombre de documents, or jusqu'ici le pouvoir a systématiquement" mis des freins à leur travail, a déclaré Benoît Hamon sur France 2.

Le porte-parole socialiste a notamment cité le cas du président (UMP) de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, qui a refusé jusqu'à présent de transmettre à la justice le contenu d'auditions de la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi.

Par ailleurs, "le Conseil constitutionnel a opposé le secret de la délibération des Sages" sur les modalités de la validation des comptes de campagne d'Edouard Balladur pour la présidentielle de 1995, a-t-il rappelé.

Désormais "le président de la République reconnaît qu'un certain nombre de documents n'avaient pas été déclassifiés", a poursuivi M. Hamon.

"Le secret défense, on peut parfaitement le comprendre quand il s'agit d'un secret de fabrication d'un sous-marin, d'un missile" mais pas "quand il s'agit d'un contrat qui pourrait faire l'objet de rétrocommissions", a-t-il jugé.

Désormais, il s'agit de "faire la clarté, pas simplement de dire qu'on va la faire, mais de passer aux actes et de transmettre les documents aux juges d'instruction", a encore dit Benoît Hamon.

Dans ce dossier aux multiples ramifications, la justice soupçonne que l'attentat, qui avait coûté en 2002 la vie à 15 personnes dont 11 salariés français de la Direction de la Construction navale (DCN), soit lié à l'arrêt par Jacques Chirac du versement de commissions promises à des intermédiaires.