Violences à Craon: Bruno Gollnisch évoque une «ratonnade anti-blancs»

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Le vice-président du Front national Bruno Gollnish a qualifié jeudi à Craon de "ratonnade anti-blancs" les incidents ayant impliqué des adolescents en réinsertion scolaire, préconisant le renvoi dans leur "pays d'origine" des jeunes impliqués dans des violences.
Le vice-président du Front national Bruno Gollnish a qualifié jeudi à Craon de "ratonnade anti-blancs" les incidents ayant impliqué des adolescents en réinsertion scolaire, préconisant le renvoi dans leur "pays d'origine" des jeunes impliqués dans des violences. — Philippe Merle AFP/Archives

Bruno Gollnish, vice-président du FN, a qualifié jeudi à Craon de «ratonnade anti-blancs» les incidents ayant impliqué des adolescents en réinsertion scolaire, préconisant le renvoi dans leur «pays d'origine» des jeunes impliqués dans des violences.

«Il faut que ces jeunes et leurs parents soient réinsérés dans leur pays d'origine. La plupart du temps ce sont des double nationaux», a déclaré Bruno Gollnisch lors d'une conférence de presse, à quelques centaines de mètres du collège où des incidents se sont produits le 9 novembre lors de l'installation de jeunes dans un établissement de réinsertion scolaire (ERS).

«Retournez en Guinée, retournez en Côte d’Ivoire»

Selon Bruno Gollnisch, en campagne au sein du FN pour succéder à Jean-Marie Le Pen, les jeunes en cause sont des «produits de l'immigration africaine à 95%».

Ils «viennent de sociétés traditionnelles dont les cadres, à l'occasion de cette transhumance, ont été détruits. Ils ne respectent plus leurs parents, ne sont plus dans le cadre de la société traditionnelle voire tribale qui était celle de leur pays d'origine», a-t-il expliqué.
«Retournez en Guinée, retournez en Côte d'Ivoire, retournez en Algérie, et tout rentrera dans l'ordre. Ce sont des pays où les autorités ne se laissent pas déborder facilement», a-t-il dit.

«Donner les pleins pouvoir à Gollnisch»

Bruno Gollnisch, qui a pourfendu l'encadrement «extrêmement coûteux» de l'ERS, a préconisé de faire «nommer Gollnish principal du collège et lui donner les pleins pouvoirs». «Tout rentrera dans l'ordre», a-t-il promis.

Le 9 novembre, des élèves du collège Volney de Craon ont été molestés par des pensionnaires de l'ERS installés dans leur établissement, qui venaient d'arriver la veille.

Cinq des 14 jeunes ont été immédiatement renvoyés dans leur département d'origine, la Seine-Saint-Denis. De très nombreux parents ont ensuite refusé de renvoyer leurs enfants au collège pendant plusieurs jours, avant qu'un accord ne soit trouvé avec le recteur prévoyant notamment de limiter à 9 le nombre de pensionnaires de l'ERS.