La carte des centristes se dessine progressivement

POLITIQUE Portraits de quatre candidats potentiels pour 2012...

Oriane Raffin
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Quatre potentiels candidats du centre pour 2012.
Quatre potentiels candidats du centre pour 2012. — 20minutes.fr

Après le départ de Jean-Louis Borloo et d’Hervé Morin du gouvernement, le centre s’active pour s’imposer dans le paysage politique français, à l’approche de 2012. Portraits de quatre centristes qui aimeraient s’installer sur le devant de la scène.

Nom: Borloo
Prénom: Jean-Louis
Date de naissance: 7 avril 1951
Sa famille: Le Parti radical, dont il est président
Sa stratégie: «Construire une majorité réellement équilibrée». Pour lui, sans le centre, l’UMP ne peut gagner. Il a été chargé par des personnalités politiques de sensibilité centriste d'animer une «coordination politique» visant à mieux faire entendre leur voix dans la majorité.
Sa popularité: Selon un sondage Viavoice-Libération, il est la troisième personnalité de droite que les Français espèrent voir jouer un rôle politique important. Après François Fillon et Christine Lagarde.
Ses points faibles:
- Son image de «brouillon et bordélique», il est même surnommé «bordeloo»...
- Ses détracteurs qui l’accusent de ne pas s’exprimer clairement, qu’il est dilettante et ne travaille pas assez...
- Accusé d’être trop proche de l’UMP. «Ce n'est pas un rassemblement des centristes à l'UMP qu'il faut faire», a ainsi déploré sur LCI le président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée, François Sauvadet.

Sa citation: «Je préfère retrouver ma liberté de proposition et de parole au service de mes valeurs, qui ne sont pas de circonstance», a-t-il déclaré, en quittant son poste.

Nom: Morin
Prénom: Hervé
Date de naissance: 17 août 1961
Sa famille: le Nouveau centre, dont il est le président.
Son obj
ectif: «Rassembler tous les centristes indépendants».
Sa stratégie: «Un centrisme de construction». Et la construction commence dès aujourd’hui, autour du Nouveau centre, bien sûr.
Ses points faibles:
- Un gros manque de popularité et de notoriété. Conscient du problème, il a entamé un tour de France pour tenter d’y remédier.
Sa citation: La candidature présidentielle, «ça n'est pas la question du moment», a assuré l'ex-ministre de la Défense sur RTL. «Je vous ai dit que nous aurions un cheminement qui nous amènerait à déterminer l'homme qui portera notre message en 2012», a-t-il ajouté.

Nom: Bayrou
Prénom: François
Date de naissance: 25 mai 1951
Sa famille: le MoDem, dont il est le président.
Sa stratégie: Incarner l’indépendance, une troisième voie entre le PS et l’UMP. Le troisième homme de la présidentielle de 2007 estime qu’on ne peut pas incarner une véritable alternative après avoir «servi» Nicolas Sarkozy au sein du gouvernement.
Ses points faibles:
- Il ne rassemble plus autant qu’en 2007. Entre les autres centristes et Europe Ecologie-les Verts, la concurrence est rude.
- Beaucoup moins présent sur la scène médiatique.

Sa popularité: Selon un sondage Ifop pour France Soir, il est, pour 41% des Français, la personne qui «incarne le plus les idées et les valeurs du centre». Loin devant les autres. (Borloo 24%, Villepin 23%, Morin 9%).
Sa citation:
«Je ne crois pas au centre soumis dans la majorité», a-t-il fait valoir sur France Inter. «S'il s'émancipe, alors tout est possible mais s'émanciper cela veut dire qu'on accepte de former un courant indépendant. L'idée du panier de crabes dans lequel vont s'ébattre ceux qui voudraient prendre le contrôle de ce qu'ils ont refusé toute leur vie, c'est une idée qui n'est pas la mienne.»

Nom: Villepin
Prénom: Dominique
Date de naissance: 14 novembre 1953
Sa famille: République solidaire, qu’il a fondé, et l’UMP, dont il est membre.
Sa stratégie: rival de Nicolas Sarkozy, il veut incarner une alternative à droite, et jusqu’au centre.
Ses points faibles:
- Nicolas Sarkozy vient de débaucher Marine-Anne Montchamp, porte-parole de République solidaire, après Georges Tron lors du dernier remaniement..
- N’a jamais été élu.

Sa citation: «Nicolas Sarkozy est aujourd'hui un des problèmes de la France», a déclaré l’ancien Premier ministre, sur Europe 1.
Sa popularité: forte. Il incarne une alternative à Nicolas Sarkozy au sein de l’UMP, mais ratisse aussi plus large, jusqu’au centre.