Marc-Philippe Daubresse: «Nous pouvons nous organiser pour parler d'une seule voix»

INTERVIEW Le centriste a été évincé du gouvernement...

Propos recueillis par Vincent Vantighem

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Son principal concurrent et numéro 2 du gouvernement, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a assuré mercredi n'avoir "pas la moindre information" sur les intentions de Nicolas Sarkozy concernant le remaniement, démentant avoir la veille affirmé devant des élus centristes qu'il ne serait pas nommé à Matignon.
Son principal concurrent et numéro 2 du gouvernement, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a assuré mercredi n'avoir "pas la moindre information" sur les intentions de Nicolas Sarkozy concernant le remaniement, démentant avoir la veille affirmé devant des élus centristes qu'il ne serait pas nommé à Matignon. — Bertrand Guay AFP

Il a été entraîné dans la chute de Jean-Louis Borloo. L’ancien ministre de la Jeunesse, Marc-Philippe Daubresse, participait, lundi soir, à la réunion des centristes organisée par son mentor.

A quoi a servi cette réunion?
A continuer à rassembler la famille du centre. Les radicaux, les centristes de l’UMP, les proches de Jean Arthuis... chacun a son port d’attache. Mais nous pouvons nous organiser pour parler d’une seule voix autour de valeurs comme la cohésion sociale, la justice fiscale ou l’environnement.

Avec Hervé Morin?
Hervé Morin est dans une optique de candidature en 2012. Nous n’en sommes pas encore là...

Etes-vous en colère du sort réservé aux centristes par le Président?
Non, nous sommes dans la construction. Nous avons choisi de ne pas participer à ce gouvernement, en toute connaissance de cause. Nous avions formulé une proposition au Président. Il ne nous a pas suivis. C’est tout.

Nicolas Sarkozy a-t-il fait une erreur en ne vous suivant pas?
Non. Il a juste choisi une autre stratégie que la nôtre. Je ne sais pas si les deux peuvent gagner. On verra bien à l’arrivée si les deux stratégies sont compatibles.