Strauss-Kahn "touché" par les sondages le donnant favori à gauche pour 2012

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Le socialiste Dominique Strauss-Kahn s'est dit lundi "touché" par les sondages le donnant favori de la gauche pour la présidentielle de 2012, et "très attentif à la situation française", tout en soulignant que son poste à la tête du FMI occupait "tout (son) temps".
Le socialiste Dominique Strauss-Kahn s'est dit lundi "touché" par les sondages le donnant favori de la gauche pour la présidentielle de 2012, et "très attentif à la situation française", tout en soulignant que son poste à la tête du FMI occupait "tout (son) temps". — Thomas Coex AFP

Le socialiste Dominique Strauss-Kahn s'est dit lundi "touché" par les sondages le donnant favori de la gauche pour la présidentielle de 2012, et "très attentif à la situation française", tout en soulignant que son poste à la tête du FMI occupait "tout (son) temps".

"Ne pas vous dire que je suis touché par ces sondages ce serait mentir, mon ego n'est pas inférieur à celui de certains autres, et donc lorsque les Français m'apprécient j'en suis ravi", a déclaré le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), interrogé sur France Inter.

Mais "est-ce que c'est moi qu'ils apprécient ou est-ce que c'est le rôle de l'institution que je dirige ? Je ne sais pas", a-t-il ajouté.

"Je suis touché par ces sondages, je suis très attentif à la situation française, à la fois à la situation de ses finances publiques mais, au moins autant, à sa cohésion sociale, mais je fais mon travail aujourd'hui (au FMI, NDLR) et c'est la seule chose qui m'importe", a-t-il dit.

"Aujourd'hui j'ai un travail", a-t-il dit, soulignant "combien il était important pour la gauche mondiale d'organiser la régulation. C'est le FMI aujourd'hui qui est au coeur de ce dispositif, ça occupe tout mon temps", a-t-il insisté.

M. Strauss-Kahn a toutefois fait une incursion dans le débat sur les retraites en remettant en perspective le rapport du FMI à ce sujet prônant un allongement de la durée de cotisation.

"Si je me souviens bien, ce rapport disait que sans doute l'allongement de la durée de cotisation était nécessaire parce que l'allongement de la durée de la vie est là, mais il disait aussi que selon les pays, il fallait financer cela de façon différente", a-t-il affirmé.

"Si je me souviens bien, il disait que la France, dans laquelle le travail est déjà très fortement taxé, devrait surtout financer par des ressources venant des revenus du capital", a précisé l'ancien ministre de l'Economie. "Mais ça je l'ai moins vu cité dans le débat français et c'est un peu dommage parce que ça aurait donné une vision peut-être plus équilibrée de nos rapports", a-t-il dit.

Ce rapport du FMI avait été largement utilisé par les opposants, au sein du PS, à la ligne officielle du parti pour un maintien de la retraite à 60 ans.

Par ailleurs, interrogé sur le moment où il annoncera sa candidature à la primaire du Parti socialiste, il a répondu : "Il faut voir les choses simplement". "Le PS a prévu des procédures; à un moment, il ouvrira les candidatures, à ce moment tout ceux qui auront envie d'être candidat le diront, et ceux qui n'ont pas envie d'être candidat le diront aussi", a-t-il dit, soulignant : "Il n'y a aucune raison que je me singularise par rapport aux autres".

"Donc vous êtes dans les règles communes, c'est-à-dire en avril, du PS?", lui a demandé un des interviewers. "Bien sûr", a répondu M. Strauss-Kahn.