«Je ne ferai rien pour t'emmerder» Jean-Louis Borloo l'assure à François Fillon

POLITIQUE L'ex-ministre de l'Ecologie a mis les choses au clair avec son concurrent pour reprendre Matignon...

Corentin Chauvel

— 

Engagé au début de l'été dans la foulée de la débâcle de la droite aux régionales, ce feuilleton a viré au casse-tête voire au cauchemar pour le chef de l'Etat, en entretenant une compétition inédite entre le Premier ministre, François Fillon, et son ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.
Engagé au début de l'été dans la foulée de la débâcle de la droite aux régionales, ce feuilleton a viré au casse-tête voire au cauchemar pour le chef de l'Etat, en entretenant une compétition inédite entre le Premier ministre, François Fillon, et son ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo. — Bertrand Guay AFP/archives

Prêt à «faire face à la situation avec élégance», le grand perdant du remaniement, Jean-Louis Borloo, a promis une sortie pacifique à François Fillon. «Je ne ferai rien pour t’emmerder», a-t-il déclaré à son concurrent dans la course à Matignon selon Le Monde dans son édition de mardi.

Malgré les «boules puantes» lâchées sur sa réputation par le Premier ministre, selon lui, Jean-Louis Borloo a tenu dimanche à féliciter son concurrent «très chaleureusement» et faire le point avec lui. «Le plus souvent, j'ai accompli mes réformes malgré François Fillon. Il fût presque toujours mon principal opposant», indique-t-il au quotidien.

«Oui, je suis un drôle de zozo»

Pour la place à Matignon, c’était donc lui ou François Fillon, «qu’il exècre» d’après le quotidien. «Humilié» de voir le Premier ministre confirmé à son poste, Jean-Louis Borloo a ainsi préféré  refuser tous les autres «grands» ministères (affaires étrangères, justice, emploi…) que Nicolas Sarkozy a pu lui proposer afin qu’il reste au gouvernement .

«Oui, je suis un drôle de zozo [un qualificatif que lui aurait donné François Fillon selon la presse], au fond: Je crois à ce que je fais. Nous avions deux visions contradictoires, le choix a été tranché. Je ne pouvais pas me contenter d'un truc excentré», se justifie Jean-Louis Borloo.