La main tendue de Royal ne signifie pas une alliance PS-centre droit, selon Hamon

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Benoît Hamon (PS) a jugé lundi que la main tendue de Ségolène Royal aux centristes ne signifiait pas que "le PS va s'allier avec le centre-droit", la "tâche" du Parti n'étant "pas de faire les mécanos du deuxième tour" de la présidentielle mais de "proposer des solutions".
Benoît Hamon (PS) a jugé lundi que la main tendue de Ségolène Royal aux centristes ne signifiait pas que "le PS va s'allier avec le centre-droit", la "tâche" du Parti n'étant "pas de faire les mécanos du deuxième tour" de la présidentielle mais de "proposer des solutions". — Jean-Pierre Muller afp.com

Benoît Hamon (PS) a jugé lundi que la main tendue de Ségolène Royal aux centristes ne signifiait pas que "le PS va s'allier avec le centre-droit", la "tâche" du Parti n'étant "pas de faire les mécanos du deuxième tour" de la présidentielle mais de "proposer des solutions".

"Ségolène Royal constate comme nous que les dirigeants centristes claquent la porte du gouvernement avec beaucoup de véhémence", a déclaré M. Hamon, porte-parole et leader de l'aile gauche du parti, lors d'un point presse.

"Le second tour de la présidentielle, ce n'est pas une affaire d'appareils", a-t-il ajouté, et "Ségolène Royal ne propose pas un accord d'appareils, elle dit juste qu'aujourd'hui, au second tour de l'élection présidentielle, il s'agira de constituer une grande majorité" pour battre Nicolas Sarkozy.

L'ex-candidate PS à la présidentielle de 2007 "fait le constat" que "la droite modérée, le centre-droit, a été écarté de ce gouvernement, c'est une donnée politique" mais "ça ne veut pas dire que le PS va s'allier avec le centre-droit", a-t-il fait valoir.

M. Hamon a également ajouté : "je pense aussi qu'il y a un peu d'ironie" de sa part. "Il faut se souvenir de la façon dont, lors de l'élection présidentielle (de 2007), un certain nombre de dirigeants centristes avaient abondamment critiqué Ségolène Royal, elle revient sur ce qu'est le propre échec de ces hommes et femmes issus du centre", celui "d'avoir participé à un gouvernement très à droite", a-t-il argué.

Mais la "tâche" du PS, "ce n'est pas de faire les mécanos du deuxième tour", c'est "de proposer des solutions" qui "répondent aux problèmes des Français", a-t-il martelé.

Interrogé sur une éventuelle accélération du calendrier des primaires, le porte-parole a déclaré : "il faut rester serein, nous avons un calendrier". "La panique à droite ne doit pas se traduire chez nous par de la fébrilité", a-t-il ajouté, rappelant que le calendrier des primaires à l'automne "a été voté par tout le monde".

"S'il devait y avoir des faits politiques, tout peut se discuter", a-t-il concédé, mais "pour l'instant nous avons un calendrier politique de désignation de notre candidat, une méthode démocratique et populaire".