Aubry plaide pour renforcer l'ONU et une Organisation mondiale de l'environnement

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Martine Aubry, première secrétaire du PS, a plaidé lundi pour un renforcement du "rôle pivot de l'Onu", la création d'une Organisation mondiale de l'environnement et a redemandé une taxe sur les transactions financières, un "outil" pour la solidarité Nord-Sud.
Martine Aubry, première secrétaire du PS, a plaidé lundi pour un renforcement du "rôle pivot de l'Onu", la création d'une Organisation mondiale de l'environnement et a redemandé une taxe sur les transactions financières, un "outil" pour la solidarité Nord-Sud. — Francois Guillot AFP

Martine Aubry, première secrétaire du PS, a plaidé lundi pour un renforcement du "rôle pivot de l'Onu", la création d'une Organisation mondiale de l'environnement et a redemandé une taxe sur les transactions financières, un "outil" pour la solidarité Nord-Sud.

"Je suis convaincue que la réponse passe par le rôle central de l'Organisation des Nations unies, à condition de la renforcer, en rendant le Conseil de sécurité plus représentatif, en renforçant le rôle pivot de l'ONU, en la dotant de moyens civils et militaires permanent", a affirmé Mme Aubry lors de la réunion du Conseil de l'Internationale socialiste réuni à Paris, où elle a délivré devant ses pairs, pour la première fois, un long discours de politique étrangère.

"L'Onu doit devenir le couronnement d'un ordre juridique et normatif international", a-t-elle soutenu.

Afin d'"intégrer dans l'organisation des échanges économiques pas seulement le coût économique, mais également les dimensions sociales et environnementales", Mme Aubry a plaidé pour "une meilleure cohérence de toutes les enceintes au sein desquelles se discutent ces sujets: FMI, OMC, OIT, OMS" et affirmé que "la pléiade d'organisations gouvernementales environnementales puissent se regrouper en une unique Organisation mondiale de l'environnement".

Cette proposition est portée depuis le Congrès de Reims (2008) par Martine Aubry, selon qui cette organisation "incarnera une conscience collective planétaire sur les questions environnementales".

Par ailleurs, Mme Aubry a jugé nécessaire de "repenser le multilatéralisme, ce cadre qui doit nous permettre de discuter et de régler pacifiquement les conflits et de penser les indispensables coopérations".

"Dans un monde où s'impose le poids nouveau du Sud et des pays émergents, les procédures actuelles ne sont plus adaptées. Il nous faut mettre en place de nouvelles procédures (...), tout d'abord repenser les règles du jeu, repenser les rapports entre l'Occident et le reste du monde, comprendre les aspirations des pays émergents", a affirmé la maire de Lille.

"Afin d'aboutir à de véritables mesures de régulation financière et bancaire il faut améliorer les règles prudentielles des banques, mieux encadrer les hedge funds et les marchés de produits dérivés, séparer les banques de dépôt et d'investissement, se décider à lutter contre les paradis fiscaux et instaurer comme nous l'avons demandé avec le PSE (Parti socialiste européen, NDLR) une taxe sur les transactions financières de 0,05%", a-t-elle affirmé.

"Ce serait un outil de stabilité financière mais surtout cela dégagerait des moyens nouveaux pour le développement, la réalisation des objectifs du millénaire et l'adaptation des pays en développement aux défis du changement climatique", un "outil formidable au service de la solidarité avec les pays du sud".