François Hollande: une "équipe de la continuité dans le rétrécissement"

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L'ex-premier secrétaire du Parti socialiste (PS), François Hollande, a qualifié lundi le nouveau gouvernement de François Fillon d'"équipe de la continuité", "mais dans le rétrécissement".
L'ex-premier secrétaire du Parti socialiste (PS), François Hollande, a qualifié lundi le nouveau gouvernement de François Fillon d'"équipe de la continuité", "mais dans le rétrécissement". — Pierre Verdy AFP/Archives

L'ex-premier secrétaire du Parti socialiste (PS), François Hollande, a qualifié lundi le nouveau gouvernement de François Fillon d'"équipe de la continuité", "mais dans le rétrécissement".

"C'est une équipe de la continuité, puisque François Fillon a été reconduit avec la plupart des ministres, mais dans le rétrécissement", a déclaré M. Hollande sur France Info.

"Il y a le départ de ceux qui correspondaient à tort ou à raison à une ouverture ou un élargissement, que ce soit des centristes, comme Jean-Louis Borloo, ou des personnalités venant hélas d'autres horizons, comme Bernard Kouchner, ou même des personnes de la diversité, comme Rama Yade", a-t-il souligné. "Tous ces talents-là, ou supposés tels, ont été écartés, et c'est une équipe de campagne pour 2012 qui a été préparée, d'ailleurs davantage par François Fillon que par Nicolas Sarkozy".

"Ce qui est très frappant, a-t-il ajouté, c'est que ce remaniement qui a été annoncé comme celui du changement autour de Nicolas Sarkozy devient celui de la continuité autour de François Fillon". "C'est le président Sarkozy qui a dû accepter de faire des concessions au Premier ministre pour être mieux dans la peau du candidat qu'il va être en 2012", a-t-il dit.

Relevant qu'en 2007 Nicolas Sarkozy "était le leader de toutes les droites", François Hollande a jugé que le chef de l'Etat était devenu depuis lors "un leader contesté à droite: on le voit bien avec Dominique de Villepin, on va le voir aussi avec le centre et Jean-Louis Borloo".

"Il est possible qu'en 2012 il ne soit qu'un candidat à droite, sans doute le plus important, mais qu'un candidat parmi d'autres à droite", a-t-il estimé. Il a ajouté que le PS et la gauche devaient par conséquent "en tirer un certain nombre de conclusions, et plutôt que de se disperser une nouvelle fois" se "rassembler autant qu'il sera possible" dès le premier tour.

M. Hollande a aussi jugé que l'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner "aurait dû démissionner voilà déjà plusieurs mois. Aujourd'hui il est congédié. C'est triste pour le personnage qu'il a été".