Christine Lagarde: le nouveau gouvernement est "totalement révolutionnaire"

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La ministre de l'Economie Christine Lagarde a affirmé lundi sur France Info que le nouveau gouvernement Fillon était "totalement révolutionnaire", avec un "tour complet à 36O degrés" marqué par un retour "à l'impératif de la solidité (et) du professionnalisme".
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a affirmé lundi sur France Info que le nouveau gouvernement Fillon était "totalement révolutionnaire", avec un "tour complet à 36O degrés" marqué par un retour "à l'impératif de la solidité (et) du professionnalisme". — Miguel Medina AFP/Archives

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a affirmé lundi sur France Info que le nouveau gouvernement Fillon était "totalement révolutionnaire", avec un "tour complet à 36O degrés" marqué par un retour "à l'impératif de la solidité (et) du professionnalisme".

"Il est totalement révolutionnaire", a lancé la ministre de l'Economie, tout juste reconduite dans ses fonctions, empruntant à l'ancien eurodéputé centriste Jean-Louis Bourlanges pour affirmer que "le principe de la révolution" était "de faire un tour complet à 360 degrés".

"On est revenu à l'impératif de la solidité et du professionnalisme", a-t-elle insisté, affirmant qu'il n'y avait "pas de place pour l'improvisation".

Selon Christine Lagarde, les nouvelles priorités du gouvernement devront être "l'emploi, la santé et la sécurité". "Nous sommes dans une situation de sortie de crise dont les effets se font encore sentir et où il faut être impérativement solide, professionnel, efficace, se concentrer sur les objectifs collectifs, ne pas avoir d'agenda personnel", a-t-elle fait valoir.

Interrogée sur ses relations que l'on dit parfois houleuses avec le ministre du Budget François Baroin, l'autre locataire de Bercy, Christine Lagarde a assuré qu'ils s'entendaient "parfaitement pour réaliser les objectifs qui (leur) sont fixés".

Mme Lagarde a par ailleurs réaffirmé la volonté du gouvernement de conduire une réforme fiscale "dans une perspective de convergence avec l'Allemagne" afin de "protéger la compétitivité française" et "d'encourager la compétitivité européenne au passage".

Quant au G20, désormais présidé par la France, il devra conduire à "une transition vers un nouveau mode de gouvernance des grandes questions mondiales".

"Il ne s'agit pas de sauter sur sa chaise en disant "l'euro est trop fort, l'euro est trop fort" mais de "mettre en place des règles de fonctionnement avec l'ensemble des économies mondiales", a-t-elle expliqué. C'est "tout l'objectif" de la présidence française du G20.