Hervé Morin: «On dirait une équipe de campagne UMP»

REMANIEMENT Le centriste a perdu son poste de ministre de la Défense...

Propos recueillis par Vincent Vantighem

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Jeudi, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a dit que "les premiers retraits des forces alliées d'Afghanistan" pourraient avoir lieu en 2011, date du transfert de "toute une série de districts" aux forces afghanes. Mais cela n'a "absolument aucun lien" avec les menaces de Ben Laden, a-t-il ajouté.
Jeudi, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a dit que "les premiers retraits des forces alliées d'Afghanistan" pourraient avoir lieu en 2011, date du transfert de "toute une série de districts" aux forces afghanes. Mais cela n'a "absolument aucun lien" avec les menaces de Ben Laden, a-t-il ajouté. — John Thys AFP/Archives

«En affichant tes ambitions pour 2012, tu as scellé ton propre sort », lui a expliqué, samedi, François Fillon. Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin réagit à son départ du gouvernement.

Êtes-vous amer de quitter le ministère de la Défense?
J’ai exprimé ma volonté qu’il y ait une expression centriste lors de la campagne présidentielle de 2012, il était donc logique que je sorte. Mon sort n’a aucune importance. Le gouvernement est resserré en nombre mais aussi resserré comme une équipe de campagne UMP, sinon RPR pour 2012.

Qui représentera le Nouveau Centre au gouvernement?
Maurice Leroy [porte-parole du Nouveau Centre] devient ministre de la Ville. J’ai même du me battre pour lui. Au départ, il n’était que ministre délégué à l’Aménagement du territoire. C’est un peu léger alors qu’on a besoin d’une majorité qui est l’expression la plus large…

Votre ambition est-elle renforcée pour l’élection de 2012?
Elle a toujours été présente. Je vais partir à la rencontre des Français, aller à leur écoute et leur présenter mon projet.