"Egalité réelle" : Aubry est "tirée par l'aile gauche du PS", selon Gérard Collomb

© 2010 AFP

— 

Le maire PS de Lyon Gérard Collomb a reproché mercredi à Martine Aubry d'être "tirée par l'aile gauche" du Parti socialiste, se félicitant que "pour la première fois", à l'occasion du texte sur "l'égalité réelle", les réformistes aient dit "non" à la ligne suivie par la direction.
Le maire PS de Lyon Gérard Collomb a reproché mercredi à Martine Aubry d'être "tirée par l'aile gauche" du Parti socialiste, se félicitant que "pour la première fois", à l'occasion du texte sur "l'égalité réelle", les réformistes aient dit "non" à la ligne suivie par la direction. — Jean-Pierre Muller AFP/archives

Le maire PS de Lyon Gérard Collomb a reproché mercredi à Martine Aubry d'être "tirée par l'aile gauche" du Parti socialiste, se félicitant que "pour la première fois", à l'occasion du texte sur "l'égalité réelle", les réformistes aient dit "non" à la ligne suivie par la direction.

Avec le texte élaboré par le porte-parole Benoît Hamon et adopté mardi par le parlement du PS, "on est dans une vision qui ne sait pas faire le choix entre les différentes propositions", or "quand vous avez beaucoup de priorités, cela veut dire que vous n'en avez aucune", a déclaré M. Collomb sur France Inter.

"Depuis le congrès de Reims, il y a eu une alliance entre la gauche du PS et Martine Aubry" et aujourd'hui la première secrétaire "est tirée par son aile gauche", a-t-il affirmé, estimant qu'on "voit bien maintenant qu'il y a deux analyses économiques, deux analyses de la société qui sont différentes à l'intérieur du parti".

"Pour le moment c'est l'aile gauche" qui l'emporte mais "pour la première fois, lors de la convention sur +l'égalité réelle+ un certain nombre de voix appartenant à l'aile réformiste" ont dit "stop, il faut prioriser un certain de choix et dire ce que l'on va faire. C'est la première fois dans une convention qu'un nombre de gens relativement large disent non", a-t-il relevé.

Selon lui, "chez un certain nombre de militants, d'élus, on s'interroge sur la stratégie qui est déployée" par la direction du parti.

M. Collomb a souhaité que Dominique Strauss-Kahn revienne et se présente aux primaires présidentielles "parce que c'est le seul qui puisse à la fois prendre en compte la générosité d'un certain nombre de propositions et en même temps leur donner une base réaliste".