Gens du voyage: le maire de Cholet accuse la LDH de dénonciation calomnieuse

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Le député-maire de Cholet (UMP-CNI) Gilles Bourdouleix a accusé mardi la Ligue des droits de l'Homme (LDH) de dénonciation calomnieuse, après une plainte de l'association concernant des propos qui lui ont été attribués sur les gens du voyage.
Le député-maire de Cholet (UMP-CNI) Gilles Bourdouleix a accusé mardi la Ligue des droits de l'Homme (LDH) de dénonciation calomnieuse, après une plainte de l'association concernant des propos qui lui ont été attribués sur les gens du voyage. — Franck Perry AFP/Archives

Le député-maire de Cholet (UMP-CNI) Gilles Bourdouleix a accusé mardi la Ligue des droits de l'Homme (LDH) de dénonciation calomnieuse, après une plainte de l'association concernant des propos qui lui ont été attribués sur les gens du voyage.

"La Ligue des droits de l'Homme s'est appuyée sur des propos retranscrits dans un journal, hors de leur contexte, et qui ne correspondent pas à la réalité de ce que j'ai dit. Je dispose des enregistrements et je suis parfaitement à l'aise sur le sujet", a expliqué Gilles Bourdouleix à un correspondant de l'AFP.

Le maire de Cholet a lu lundi soir un long texte au conseil municipal de la ville sur cette affaire, annonçant notamment qu'il allait à son tour porter plainte pour dénonciation calomnieuse contre la LDH, dès qu'il aura eu connaissance "officiellement" de la procédure lancée contre lui.

"La Ligue des droits de l'Homme n'a pas cherché à connaître la vérité des faits et la réalité des propos", a-t-il dit devant le conseil, dénonçant "une agression politique condamnable".

La plainte de la LDH avait été déposée mi-septembre auprès du procureur de la République d'Angers pour des propos rapportés dans le quotidien régional Ouest-France, après une réunion de quartier de Cholet où M. Bourdouleix avait mis en cause l'attitude d'un groupe de gens du voyage qui avait séjourné dans la ville quelques jours plus tôt.

"On a la trouille de ces gens-là, ils ont tous les droits ! Je suis prêt à prendre un camion plein de m... pour le déverser au milieu de leurs caravanes !", aurait notamment déclaré Gilles Bourdouleix, selon les propos retranscrits deux jours plus tard dans le journal.