Languedoc-Roussillon: Le successeur annoncé de Georges Frêche condamné en appel

JUSTICE L'affaire date de 2001...

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Christian Bourquin, président PS du Conseil général des Pyrénées-Orientales et seul candidat de la gauche pour succéder à Georges Frêche à la présidence de la région Languedoc-Roussillon, a été condamné lundi par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à une amende de 5.000 euros pour une affaire de minoration de comptes de campagne.
Christian Bourquin, président PS du Conseil général des Pyrénées-Orientales et seul candidat de la gauche pour succéder à Georges Frêche à la présidence de la région Languedoc-Roussillon, a été condamné lundi par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à une amende de 5.000 euros pour une affaire de minoration de comptes de campagne. — Raymond Roig AFP/Archives

La succession à la présidence de la région Languedoc-Roussillon est en bonne voie. Christian Bourquin, président PS du Conseil général des Pyrénées-Orientales et seul candidat de la gauche pour succéder à Georges Frêche, a été condamné ce lundi par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à une amende de 5.000 euros pour une affaire de minoration de comptes de campagne. Aucune peine d'emprisonnement, ferme ou avec sursis, n'a été retenue, contrairement à la première instance.

Un don dissimulant la rémunération d'un chauffeur?

Près de dix ans après les faits, M. Bourquin s'est expliqué mi-septembre devant la cour d'appel sur un chèque de 55.000 francs, remis à la fédération du PS en 2001.

Selon François Calvet, député UMP des Pyrénées-Orientales, ce «don» dissimulait la rémunération d'un chauffeur dont M. Bourquin s'était attaché les services pour la campagne des cantonales et législatives. Or, les 55.000 francs n'apparaissaient pas dans les comptes de campagne, plafonnés par la loi.

Un jugement confirmé en appel puis cassé

En octobre 2007, ce dossier avait été dépaysé devant le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence qui avait condamné M. Bourquin à trois mois de prison avec sursis et un euro symbolique. Le président PS du conseil général des Pyrénées-Orientale avait fait appel.

En janvier 2009, ce jugement avait été confirmé en appel puis cassé avant d'être rejugé en appel mi-septembre. Lors de cette audience d'appel, M. Bourquin était revenu sur les modalités du contrat de son chauffeur, puis sur les dons qu'il effectuait régulièrement à sa fédération politique. Mais pour la partie civile, M. Bourquin a déposé des comptes de campagne sciemment minorés.

La justice instrumentalisée pour détruite la carrière de Christian Bourquin

Même tonalité pour l'avocat général qui avait requis 3 mois de prison après avoir démontré que l'attestation de don de 55.000 francs à la fédération était un faux.

Pour Me Nicolau, assurant la défense de M. Bourquin, la justice a été instrumentalisée dans ce dossier pour détruire la carrière de son client. Il avait plaidé la relaxe pour la minoration des comptes de campagne, et pour la «commande» de fausse attestation.