Manuel Valls veut une loi qui interdit le port de signes religieux «là où il y a des enfants»

LAICITE Le député de l'Essonne refuse d'être «soumis à une pression conservatrice qui met en danger une crèche»...

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Le député PS Manuel Valls a envisagé lundi une proposition de loi interdisant "le port de signes religieux distinctifs là où il y a des enfants", afin d'éviter des situations comme celle de la crèche Baby Loup, poursuivie par une salariée licenciée pour port du foulard islamique.
Le député PS Manuel Valls a envisagé lundi une proposition de loi interdisant "le port de signes religieux distinctifs là où il y a des enfants", afin d'éviter des situations comme celle de la crèche Baby Loup, poursuivie par une salariée licenciée pour port du foulard islamique. — Bertrand Guay AFP/Archives

Le député PS Manuel Valls a envisagé lundi une proposition de loi interdisant «le port de signes religieux distinctifs là où il y a des enfants», afin d'éviter des situations comme celle de la crèche Baby Loup, poursuivie par une salariée licenciée pour port du foulard islamique.

«Il semblerait qu'il y ait un vide juridique et je vais réfléchir à l'idée d'une proposition de loi pour qu'on interdise, comme c'est le cas à l'école, le port de signes religieux distinctifs là où il y a des enfants», a déclaré le député-maire d'Evry (Essonne) sur France Bleu 107.1.

La gauche doit «se saisir de ce problème»

La crèche, qui a la particularité d'accueillir 24 heures sur 24 des enfants dans un quartier sensible de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), est poursuivie ce lundi pour licenciement abusif devant le conseil des prud'hommes de Mantes-la-Jolie.

Manuel Valls a jugé «tout à fait incompréhensible» la décision de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) de soutenir la salariée en jugeant son licenciement discriminatoire. La nouvelle présidente de la Halde, Jeannette Bougrab, a toutefois décidé récemment de réétudier son cas à la lumière d' «un principe fondamental de notre République qui est la laïcité».

«Je pense que la gauche doit se saisir de ce problème, elle ne doit pas être frileuse», a ajouté le député de l'Essonne. «On ne peut pas être soumis à cette pression conservatrice, intégriste qui nie la condition de la femme et qui met en danger une crèche indispensable aux femmes, aux familles, aux enfants des quartiers populaires», a-t-il dit.