Après les déclarations de Villepin contre Sarkozy, levée de bouclier à droite

POLITIQUE Bertrand, Hortefeux et Copé ont défendu le président de la République...

Avec Reuters

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G.JULIEN / AFP

L’UMP contre-attaque. La charge de Dominique de Villepin dimanche matin sur Europe 1 contre Nicolas Sarkozy, qualifié de «problème» pour la France, ne doit pas permettre à l'ancien Premier Ministre de remplir l'espace médiatique, a jugé dimanche le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand.

Hortefeux trouve ça «triste»

Si plusieurs responsables politiques de la majorité ont fait part de leur réprobation, aucun n'a réclamé son expulsion de l'UMP. «Je crois que ce que cherche surtout Dominique de Villepin c'est qu'on réagisse à ses propos. Il cherche à faire, comme on dit, le buzz», a commenté Xavier Bertrand, sur France Inter/i-Télé/Le Monde.

«Moins on l'écoute, plus il est excessif et je dirais même plus, qu'il a tendance à se transformer en bloc d'aigreur, a jugé le ministre de l'Intérieur. La vérité, c'est qu'il parle aujourd'hui comme [le fondateur du Parti de gauche Jean-Luc] Mélenchon, mais la différence est que le premier a un public, lui n'en a pas.» Interrogé sur une possible éviction de Dominique de Villepin de l'UMP, Brice Hortefeux a botté en touche. «C'est peut-être à lui de tirer toutes les conséquences de ses paroles», a-t-il jugé.

Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, a lui aussi estimé que la question de l'expulsion ne se posait pas encore même si les propos tenus par l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac étaient choquants. «J'ai découvert ces déclarations et je les regrette vraiment beaucoup, on ne peut pas dire ça du président de la République même si on n'est pas dans son camp, a-t-il déclaré sur France 5. Je suis très choqué par ces propos.»

«Notre pays est amoindri»

Dans une salve particulièrement violente, Dominique de Villepin a jugé que la politique menée par l'actuel chef de l'Etat avait «amoindri» la France.«Je dis que Nicolas Sarkozy est aujourd'hui un des problèmes de la France, et parmi les principaux problèmes qu'il faut régler, a-t-il déclaré. Cette parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 doit être refermée.» «Les résultats ne sont pas là, notre pays est amoindri, nous sommes divisés, nos principes sont affectés», a-t-il conclu.