Mélenchon veut «révolutionner la société de fond en comble»

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Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG), a dit vouloir "révolutionner la société de fond en comble" lors de l'enregistrement mercredi d'un Vivement Dimanche spécial qui sera diffusé le 7 novembre, trouvant "flatteur" d'être comparé à Georges Marchais.
Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG), a dit vouloir "révolutionner la société de fond en comble" lors de l'enregistrement mercredi d'un Vivement Dimanche spécial qui sera diffusé le 7 novembre, trouvant "flatteur" d'être comparé à Georges Marchais. — Miguel Medina AFP/Archives

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG), a dit vouloir "révolutionner la société de fond en comble" lors de l'enregistrement mercredi d'un Vivement Dimanche spécial qui sera diffusé le 7 novembre, trouvant "flatteur" d'être comparé à Georges Marchais.

Très critique envers le système médiatique et "la meute qui s'est déchaînée sur moi", M. Mélenchon a, en introduction sur le divan rouge de Michel Drucker, indiqué avoir accepté de participer à l'émission car c'était "l'occasion privilégiée d'être présenté autrement que la brute pour laquelle on veut me faire passer".

Devant les journalistes, l'eurodéputé avait reconnu qu'il était difficile de refuser un plateau qui réunit 6 à 9 millions de téléspectateurs, se disant "pas habitué à tant de gentillesse" à la télévision.

Après un échange un peu tendu avec le journaliste Claude Sérillon en fin de programme sur les droits de l'Homme en Chine, Jean-Pierre Coffe lui a lancé: "Mettez du gras, de la bonne humeur et de l'indulgence vis-à-vis des autres", "ici c'est juste pour transformer l'image".

"Je suis dans une lutte, pas dans une promenade de santé", lui a rétorqué M. Mélenchon qui arborait à la boutonnière un petit triangle rouge, symbole des déportés communistes de la seconde guerre mondiale, en réponse à ceux qui le "caricaturent" en "Le Pen de gauche".

M. Mélenchon a aussi dit vouloir "révolutionner la société de fond en comble pour en faire un monde digne et décent". "Il ne s'agit plus simplement de dire on va arranger les choses, il faut prendre cette affaire à bras le corps", a ajouté ce partisan d'une "révolution citoyenne".

L'ex-socialiste qui se prépare pour la présidentielle de 2012, a par ailleurs trouvé "flatteur d'être comparé" à Georges Marchais, l'ex-secrétaire général du PCF. "J'étais mitterrandiste à l'époque", mais aujourd'hui "beaucoup de communistes mettent en moi beaucoup d'espoir", a-t-il fait valoir, avant de recevoir Pierre Laurent (PCF), Clémentine Autain (La Fédération) et Martine Billard (PG).

Interrogé sur l'hypothèse Dominique Strauss-Kahn en 2012, M. Mélenchon a répété qu'il espérait qu'"il reste" à Washington même s'il est un "homme brillant". "Faire venir le directeur du FMI pour faire une politique de gauche", "c'est une mauvaise plaisanterie", a-t-il dit.