Journalistes sous surveillance: Le patron des renseignements dément l'existence d'un «cabinet noir»

MEDIAS Le PS avait demandé à interroger Bernard Squarcini...

C. F. avec Reuters

— 

Bernard Squarcini, à Marseille, en 2004.
Bernard Squarcini, à Marseille, en 2004. — TSCHAEN/SIPA

Dernière info: Selon lefigaro.fr, Bernard Squarcini, le patron du renseignement intérieur, a démenti l'existence d'un «cabinet noir» dédié à la surveillance des journalistes, dans un communiqué envoyé à l'AFP.

«Il faut clarifier tout cela, le soupçon est toujours quelque chose de très toxique dans une démocratie.» Marie-Pierre de la Gontrie, chargée de la justice au PS, a jusifié ainsi ce mercredi la démarche du parti de demander à interroger à l'Assemblée nationale le patron des services de renseignement.

Une demande qui fait suite aux révélations du Canard enchaîné, qui affirme que Nicolas Sarkozy a chargé Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), de surveiller la presse concernant le traitement par les médias de l'affaire visant l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt.

«Ce qui est révélé est extrêmement grave»

Un groupe spécialisé a été constitué à l’Elysée, selon l'hebdomadaire, avec d'anciens policiers des Renseignements généraux, service aujourd'hui dissous et fondu dans la DCRI en 2008 avec la DST. L'Elysée et le gouvernement ont totalement démenti l'information mercredi.
 
«Ce qui est révélé est extrêmement grave, et nous demandons que le patron de la DCRI Bernard Squarcini, nommément visé par cet article comme étant le chef d'orchestre de tout cela pour Nicolas Sarkozy, soit convoqué pour être auditionné par la commission des lois de l'Assemblée nationale», a précisé Marie-Pierre de la Gontrie.
  
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, demande aussi dans un communiqué la création d'une «commission indépendante» pour enquêter sur ces informations.