Maurice Leroy (Nouveau Centre): Borloo serait un "bon choix" pour Matignon

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Le porte-parole du Nouveau Centre Maurice Leroy a déclaré mardi que Jean-Louis Borloo, qui a "une vraie fibre sociale", serait "un bon choix" pour remplacer François Fillon à Matignon.
Le porte-parole du Nouveau Centre Maurice Leroy a déclaré mardi que Jean-Louis Borloo, qui a "une vraie fibre sociale", serait "un bon choix" pour remplacer François Fillon à Matignon. — Jean-Pierre Clatot AFP

Le porte-parole du Nouveau Centre Maurice Leroy a déclaré mardi que Jean-Louis Borloo, qui a "une vraie fibre sociale", serait "un bon choix" pour remplacer François Fillon à Matignon.

"Jean-Louis Borloo, c'est quelqu'un qui a une vraie fibre sociale. C'est, à n'en pas douter, un humaniste" et "je pense que nous allons avoir besoin d'un temps de pause, de modération et d'apaisement", a déclaré M. Leroy au micro de Radio Classique.

"Pour moi ce serait effectivement un bon choix", a poursuivi le député du Loir-et-Cher, qui a également rendu hommage à François Fillon.

"On a besoin de renouer avec le dialogue social", a aussi estimé le porte-parole du NC. Le président du parti centriste allié de l'UMP, Hervé Morin, avait déjà estimé en octobre que l'arrivée de M. Borloo à Matignon serait "une bonne nouvelle".

Maurice Leroy a qualifié Jean-Louis Borloo de "gros travailleur", de "gros bosseur", "pas quelqu'un de dilettante", puis il a loué la méthode du Grenelle de l'environnement. "Je pense qu'on serait inspiré d'avoir effectivement différents +Grenelles+, mettre les gens autour de la table", a ajouté le député centriste, alors que Jean-Louis Borloo a proposé mardi dans Le Parisien que "la méthode" du Grenelle soit élargie à d'autres domaines de réforme, comme la fiscalité.

"Vous ne pouvez pas empêcher que le vieux fonds RPR (...) qui existe toujours à l'UMP se réveille et ne veuille pas (...) de Jean-Louis Borloo à Matignon", a cependant concédé Maurice Leroy. Il a par ailleurs trouvé "déplaisant(s)" les propos du président du MoDem François Bayrou, qui a estimé dimanche que la fonction de Premier ministre demandait "solidité" et "stabilité", qualités dont Jean-Louis Borloo serait dépourvu selon lui.

"Je trouve ça déplaisant de la part de François Bayrou. Quand il était à l'UDF, il lui avait confié la responsabilité de diriger sa campagne (la présidentielle de 2002, ndlr). A ce moment-là, il lui trouvait de la carrure, sinon il ne l'aurait pas pris comme directeur de campagne", a déclaré M. Leroy.