Défié à Neuilly, Jean Sarkozy garde son siège à La Défense

POLITIQUE Mais il ne briguera pas la présidence du nouvel Epad...

Alexandre Sulzer

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Jean Sarkozy au conseil général du 92.
Jean Sarkozy au conseil général du 92. — WITT/SIPA

Période test pour Jean Sarkozy. Hier, le fils du Président devait faire face à quatre candidats pour conserver son poste de délégué de la circonscription UMP de Neuilly-Puteaux. Il y a deux ans, seul en lice, il avait remporté 95,5% des suffrages.

Une concurrence née de son affaiblissement après le scandale de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad) dont il avait, en vain, tenté de prendre la tête? Non, répond son entourage, pour qui l'élection ne constituerait de toute façon pas un grand enjeu: «Il se présente plus par devoir que par intérêt. Car il est le seul à pouvoir réunir toutes les familles de l'UMP et cela peut avoir son importance face à un candidat divers droite.»

Pas de nouvelle affaire Epad

Traduire: un bon résultat lui permettra d'avoir plus de poids pour soutenir, début 2011, la conseillère générale sortante Marie-Cécile Ménard aux cantonales. Le rival de Jean Sarkozy, le maire (DVD) de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin, a d'ores et déjà annoncé qu'il se présentera contre elle.

Autre signe que Jean Sarkozy, quoique discret depuis un an, n'entend pas abandonner son terrain de jeu: il doit être désigné aujourd'hui comme l'une des deux personnes qui représentera le conseil général au conseil d'administration de l'Epadsa (Epad-Seine Arche), l'établissement public qui remplacera l'Epad à partir du 5 novembre. Cette fois, il n'en briguera pas la présidence.