Segolène Royal a refusé de se servir d'un «pamphlet très violent» de Besson contre Sarkozy en 2007

POLITIQUE Elle estime que ce n'était pas digne d'une campagne présidentielle...

J.C. avec AFP

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Arrivée de Ségolène Royal à l'université d'été du PS, à La Rochelle le 27 août 2010.
Arrivée de Ségolène Royal à l'université d'été du PS, à La Rochelle le 27 août 2010. — XAVIER LEOTY / AFP

Info ou intox? Ségolène Royal a assuré dimanche qu'elle avait refusé d'utiliser lors de sa campagne présidentielle en 2007 un «pamphlet très violent» réalisé par Eric Besson, alors dirigeant socialiste, contre le candidat Nicolas Sarkozy.  Jugeant que «nous avons la responsabilité de mettre des mots justes - pas excessifs - sur la gravité de la situation», l'ex-candidate à l'Elysée a affirmé sur France 5: «Je me souviens très bien pendant la campagne présidentielle, et certains me l'ont reproché ensuite, lorsqu'Eric Besson avait sorti ce pamphlet très violent contre Nicolas Sarkozy

«C’était limite raciste»

«Souvenez vous, avec cette photo en une où on voyait le profil de Nicolas Sarkozy. C'était limite raciste», a-t-elle estimé, rappelant que l'actuel ministre de l'Immigration avait alors qualifié dans cet article le candidat UMP de «néo-conservateur américain à passeport français».

«On m'avait demandé en tant que candidate à l'élection présidentielle d'utiliser cet outil dans le cadre de ma campagne, a poursuivi la présidente de Poitou-Charentes. Je vous fais une révélation que je n'ai jamais racontée: j'ai refusé d'utiliser cela parce que j'estimais que les Français méritaient autre chose, méritaient un débat de fond sur l'avenir de la France et sur les valeurs.»

«Je ne regrette pas»

«Peut être est-ce à la suite de cela qu'Eric Besson a changé de camp puisque son talent n'étant pas reconnu dans sa capacité de pamphlétaire, il est allé l'exercer contre moi dans le camp d'en face», a continué, rappelant qu'elle n'avait «pas été épargnée par les attaques en dessous de la ceinture du camp UMP et du candidat que j'avais en face de moi».

«Je ne regrette pas de ne pas avoir utilisé cela et, de mon fait, tiré le débat vers le bas», a-t-elle assuré, mais il «faut être très sévère pour dénoncer les dégâts de la politique de Nicolas Sarkozy, sinon les Français ne comprendraient pas quand ils subissent tous les dégâts de cette politique».