L'opposition dénonce un budget «menteur» et «injuste»

REACTIONS Les choix du gouvernement sont critiqués...

M.P. avec AFP

— 

Martine Aubry, en septembre 2010 à Paris.
Martine Aubry, en septembre 2010 à Paris. — SICHOV/SIPA

Coupes budgétaires dans les dépenses publiques et coups de rabots sur les niches fiscales: le menu du budget 2011 présenté ce mercredi par Christine Lagarde est indigeste aux yeux de l'opposition. Socialistes, verts et communistes dénoncent pêle-mêle l'injustice des choix du gouvernement qui touche notamment les classes les plus populaires et les hausse d'impôts déguisées. «Le budget n'est rien d'autre que la facture du Sarkozysme: augmentation des impôts de 10 milliards d'euros et 7 milliards d'euros en baisse aveugle des dépenses publiques, gel des salaires des fonctionnaires et des dotations aux collectivités locales», a dénoncé mercredi Michel Sapin, secrétaire national à l'Economie, au nom du Parti socialiste.

Un peu plus tôt sur France info, Jérôme Cahuzac, le président socialiste de la Commission des finances de l'Assemblée nationale a jugé que ce budget 2011 contenait «la plus forte hausse des prélèvements que les Français aient connue depuis 1995». «C'est austérité sur tous les plans en touchant d'abord les classes moyennes et pas ceux qui ont véritablement de l'argent», a jugé Martine Aubry sur Canal+.

«Ce budget est celui du dogmatisme»

«C'est un budget menteur à l'image du président de la République. Il n'est pas touché au bouclier fiscal mais on s'attaque aux jeunes mariés... On ne prend rien aux plus riches. Rien sur les paradis fiscaux, sur la fraude...», s'est agacé le député apparenté communiste Jean-Pierre Brard. «Dès qu'il s'agit d'introduire un peu de justice, on se heurte à cette politique de déni qui semble être la marque du régime: tout va bien, nous sommes les meilleurs», a regretté Henri Emmanuelli. «Ne tirant aucune leçon sérieuse de la crise, le gouvernement présente un budget de rigueur qui enfoncera durablement le pays dans la crise en amputant encore davantage le pouvoir d'achat des foyers modestes et des classes moyennes. Ce budget est celui du dogmatisme et de l'injustice», a égrené Roland Muzeau, au nom du groupe communiste et républicain de l'Assemblée nationale.

Europe Ecologie a critique un budget «dogmatique et à courte vue» de manière générale, tançant particulièrement «l'attaque contre le crédit d'impôt écologique qui symbolise l'absence de stratégie du gouvernement». Ce projet «reste prisonnier des slogans du candidat Sarkozy, fantasme sur la croissance et organise la pénurie de moyens dans les services publics», a estimé Europe Ecologie, dans un communiqué signé notamment des eurodéputés Eva Joly et Yannick Jadot.