Réforme des retraites: la majorité fustige la «démagogie» et l'«hypocrisie» des socialistes

POLITIQUE Le Premier ministre revient notamment sur les propos de Ségolène Royal...

C. F. avec AFP

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Le Premier ministre François Fillon lors de son point d'étape sur la réforme des retraites le 24 juin 2010 à Matignon.
Le Premier ministre François Fillon lors de son point d'étape sur la réforme des retraites le 24 juin 2010 à Matignon. — AFP PHOTO/FRED DUFOUR

Opération pédagogie pour François Fillon, qui dénonce l'opération «démagogie» du PS sur les retraites. Le Premier ministre est revenu, ce samedi dans les Bouches-du-Rhône, sur «les engagement solennels» pris par les socialistes, qui «savent parfaitement qu'ils ne les tiendront pas parce qu'ils savent qu'il s'agit d'engagements démagogiques».

Invitée de l'émission «A vous de juger» jeudi soir sur France 2, Ségolène Royal avait affirmé «solennellement» qu’en 2012, si le PS revient au pouvoir, l’âge légal de départ à la retraite sera remis à 60 ans, même si la durée de cotisation, elle, devra être rallongée.

«Le bon sens transcende les étiquettes partisanes»

 «Je le dis aux Français, solennellement: ne croyez pas ceux qui vous promettent aujourd'hui qu'ils reviendront sur les lois que nous sommes en train de faire voter», a déclaré François Fillon, invité par la fédération départementale de l'UMP, au domaine de Méjanes près d'Arles.

Et de fustiger les socialistes, qui s'étaient «trompés» en 2003, lors de la réforme alignant la durée des cotisations dans le public sur celle du privé, et qu'ils «se trompent de nouveau cette année».

«Hypocrisie du PS»

«Le bon sens transcende les étiquettes partisanes, on peut être hostile à notre majorité et cependant accepter une réforme qui est raisonnable», a-t-il encore estimé, jugeant que «la démographie est plus forte que les slogans». «Si nous avions pu maintenir la retraite à 60 as, nous l'aurions fait», a-t-il souligné.

De son côté, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire générale adjointe de l'UMP, et Arnaud Robinet, chargé du dossier des retraites, ont salué ce samedi l'adoption par l'Assemblée nationale du recul à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite, et dénoncé «l'hypocrisie du PS».

Vendredi, le numéro un du PCF avait également pointé les «ambiguïtés» du PS concernant la réforme des retraites, jugeant que les responsables socialistes ne disent pas tous la même chose sur la question des 60 ans.