François Rebsamen prend position en faveur des expulsions de Roms en situation illégale

ROMS Le socialiste justifie la position des maires...

N. Be. avec AFP

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François Rebsamen, numéro 2 du Parti socialiste, affirme qu'aux municipales "tous les espoirs sont permis" aux listes de gauche, qui pourront compter sur "la mobilisation" de leur camp, dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche.
François Rebsamen, numéro 2 du Parti socialiste, affirme qu'aux municipales "tous les espoirs sont permis" aux listes de gauche, qui pourront compter sur "la mobilisation" de leur camp, dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche. — Jean-Pierre Clatot AFP/Archives

Ségolène Royal, qui enjoignait récemment aux socialistes de se saisir de la question de la sécurité, semble avoir été entendue. Vendredi, c’est son ancien directeur de campagne à la présidentielle de 2007, François Rebsamen, qui a pris position sur les expulsions de Roms en situation illégale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa voix détonne à gauche.

Dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France, le sénateur-maire PS de Dijon justifie en effet l'expulsion des Roms en situation illégale, estimant que «les maires ont raison de saisir la justice» et qu'«il est du devoir d'un gouvernement de reconduire à la frontière» les illégaux. «L'occupation illégale de terrains publics ou privés n'est pas permise. Les maires ont raison de saisir la justice pour les expulser», explique François Rebsamen.

«Je ne déflierai pas (avec les ONG)»

Il considère en outre qu'«il est du devoir d'un gouvernement de reconduire à la frontière des étrangers en situation irrégulière. Mais dans le respect des principes républicains, de la personne et de la dignité humaine. Et sans spectacle».

François Rebsamen est réservé sur la participation du PS à la manifestation de samedi, à l'appel d'une cinquantaine d'ONG et associations (dont la Ligue des droits de l'Homme) contre la politique «ouvertement raciste» du gouvernement envers les Roms: «Je crains que cette manifestation ne donne lieu à des dérives de slogan et que des amalgames un peu faciles ne soient faits.» «Le PS est un parti de gouvernement: les positions, si humaines soient-elles, de la Ligue des droits de l'Homme, ne sont pas celles du PS. Personnellement, je ne défilerai pas», fait valoir François Rebsamen.