UMP: une université d'été pour reprendre de la valeur

POLITIQUE Dans un contexte rendu agité par la politique sécuritaire et l'horizon du remaniement, l'UMP tient son université d'été, mardi, à Port-Marly...

Vincent Vantighem
— 
Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand  (C) s'adresse aux journalistes, lors d'une conférence de presse à la veille de l'université d'été du parti, à Port-Marly, le 30  août 2010.
Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand (C) s'adresse aux journalistes, lors d'une conférence de presse à la veille de l'université d'été du parti, à Port-Marly, le 30 août 2010. — AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

L’UMP a perdu de sa valeur durant l’été. A tel point que le parti majoritaire s’est senti obligé d’organiser un «séminaire de réflexion», ce lundi à Port-Marly, dans les Yvelines, pour en retrouver, à la veille de son traditionnel campus d’été.

«Ça ne sent pas bon!»

Le thème: «Les valeurs du parti». Une manière pour Dominique Paillé, le porte-parole, de démontrer qu’il n’y pas de «dérive droitière à l’UMP», après un été plutôt mouvementé. Juste une manière de défendre l’idée que «les Français sont tous égaux devant la loi». Et, histoire que tout le monde soit sur la même ligne, le parti a consacré un atelier à «l’organisation du débat d’idées» dans ses rangs.

Ce lundi matin sur France Inter, François Fillon a donné son sentiment à ce sujet. Sans rien renier, il a avoué que «certains propos, dans [son] propre camp, l’avaient choqué». Alors que le PS affiche son unité, l’UMP est, elle, secouée en interne. « C’est l’une des rentrées les plus difficiles, confesse Christian Vanneste, député (UMP) du Nord. Le discours sécuritaire nous revient comme un boomerang. Ça ne sent pas bon!»

Recentrer le débat

Autant parler d’autre chose alors. Tout en défendant leur Président, les ténors de l’UMP devraient profiter du campus pour recentrer le débat sur les retraites et la situation économique. «C’est le vrai sujet, poursuit Christian Vanneste. Il faudrait un gouvernement de combat contre le chômage.» Ça tombe bien: le remaniement sera au cœur des conversations dans les coulisses.

«On en voit beaucoup qui tentent de se rendre indispensables...», ironise même Marc Laffineur, député raffariniste du Maine-et-Loire. Car au final, précise François Fillon comme une évidence: «C’est le Président qui décidera.»