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POLITIQUE

Politique sécuritaire: François Fillon dit non à la surenchère mais pas aux expusions

Le Premier ministre a affiché son soutien à Nicolas Sarkozy ce lundi...

C'est la rentrée aussi pour François Fillon. Le Premier ministre, qu'on avait peu entendu pendant l'été, est longuement intervenu sur France Inter ce lundi matin. Au programme, notamment, la politique sécuritaire du gouvernement. Accusé d'avoir peu réagi pendant la polémique autour de l'expulsion des Roms, il a expliqué que «le rôle du Premier ministre n'est pas de commenter mais de mettre en oeuvre la politique du gouvernement».

S'il a fustigé «la surenchère» parmi ceux qui, dans son camp, se sont «servis» de ce thème «pour des motifs politiques», François Fillon a affiché son soutien à Nicolas Sarkozy. Il s'est donc déclaré «un peu surpris» par les critiques formulées par le ministre de la Défense Hervé Morin, lors des universités d'été du Nouveau centre, sur la politique du gouvernement en termes de sécurité et d'immigration, ajoutant: «On aura l'occasion d'en discuter» avec lui.

Discours de «la haine, de la peur et du bouc-émissaire»

«Je suis un peu surpris de ces paroles (...). Cette politique est la continuité de celle qui a été menée l'an passé, je n'ai pas le souvenir que cela ait suscité autant d'émoi», a déclaré François Fillon.

«Je ne l'ai jamais entendu émettre la moindre réserve sur la politique du gouvernement (...). On aura l'occasion d'en discuter avec M. Morin», a aussi dit François Fillon.

Dans son discours de rentrée politique aux universités d'été du Nouveau centre, parti qu'il préside, Hervé Morin a défendu l'idée «d'une société apaisée et de la reconnaissance», fustigeant les discours de «la haine, de la peur et du bouc-émissaire».

«Bernard Kouchner n'a pas démissionné»

Il a notamment expliqué que la lutte contre l'insécurité, remise sur le devant de la scène avec un discours musclé de Nicolas Sarkozy fin juillet à Grenoble, était «vouée à l'échec» si elle ne comportait qu'un «seul volet répressif».

François Fillon a enfin réagi aux déclarations de Bernard Kouchner, qui a affirmé, sur RTL, avoir songé à démissionner après l'expulsion de plusieurs Roms: «Bernard Kouchner n'a pas démissionné», a-t-il souligné. «Vendredi, lors d'un discours devant les ambassadeurs, il a défendu la politique du gouvernement», poursuit le Premier ministre.


François Fillon - France Inter
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