Benjamin Lancar largement réélu à la tête des Jeunes pop

POLITIQUE Le président sortant a obtenu 78,2% des voix au premier tour...

avec AFP

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Benjamin Lancar, président des jeunes UMP, sur le plateau de l'emission televisee «On en parle», sur LCI, le 21 juillet 2010.
Benjamin Lancar, président des jeunes UMP, sur le plateau de l'emission televisee «On en parle», sur LCI, le 21 juillet 2010. — IBO/SIPA

Après une campagne électorale mouvementée, Benjamin Lancar a finalement été réélu dès le premier tour à la tête des jeunes UMP, avec 78,2% des voix.

Avec 1.191 voix sur 1.563, le président sortant, âgé de 24 ans, devance Aurore Bergé (180 voix, 11,82%), Laurent Dubois (53 voix, 3,48%), Louis Morin (45 voix, 2,95%), Mike Borowski (29 voix, 1,90%) et Niels Verdonk (25 voix, 1,64%).

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La participation s'est élevée à 90,6% et 40 bulletins blancs ont été décomptés (2,56%). Le vote était organisé par Internet depuis vendredi et s'est achevé dimanche à 18h.

Contacté par l'AFP, Benjamin Lancar s'est «félicité du taux de participation exceptionnel» et a promis de «rassembler tous les militants, en allant au-delà des divergences». Dans un communiqué, Laurent Dubois a appelé à se réunir «derrière le candidat élu».

Seuls les grands électeurs ont voté

L'un des autres candidats malheureux, Mike Borowski, a tenu à féliciter Benjamin Lancar, mais il a regretté que «90% des militants ne puissent pas prendre part au vote».

En effet, seuls étaient appelés au scrutin les conseillers nationaux des jeunes populaires (CNJP), «grands électeurs» au sein du mouvement et qui avaient été élus les 10 et 11 juillet par l'ensemble des adhérents, à raison d'un CNJP pour dix adhérents.

A l'issue de l'élection des CNJP, des candidats ou leurs colistiers avaient dénoncé des irrégularités et un scrutin verrouillé au profit de Benjamin Lancar, qui a réfuté en bloc ces accusations. L'UMP était également intervenue pour démentir toute fraude.

La présidentielle 2012 en ligne de mire

Un seul recours avait été déposé en Seine-Saint-Denis par l'un des candidats, Mike Borowski, lequel avait obtenu gain de cause.

Avec cette très large victoire, Benjamin Lancar, pourtant décrié par ses adversaires qui critiquaient ses «ambitions personnelles» et sa stratégie basée sur les «coups de communication», entame son second mandat à la tête des Jeunes populaires.

Elu au conseil régional d'Ile-de-France depuis mars 2010, il aura notamment pour tâche d'organiser le soutien du mouvement à Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012.