Démissions au gouvernement: que s'est-il vraiment passé?

POLITIQUE Retour sur les départs d'Alain Joyandet et de Christian Blanc...

O.R. avec AFP

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Montage photo de Christian Blanc et Alain Joyandet.
Montage photo de Christian Blanc et Alain Joyandet. — Jacques Brinon/AP/SIPA

Week-end mouvementé pour le gouvernement. Deux secrétaires d’Etat ont dû faire leurs cartons, dimanche en fin de journée. Alain Joyandet et Christian Blanc, en pleine affaire Woerth, ont présenté leurs démissions, à la demande de l’Elysée et de Matignon, selon Luc Chatel. Retour sur la chronologie.

Nicolas Sarkozy met le feu aux poudres mercredi, quand il promet aux députés, reçus à l’Elysée, que les ministres impliqués dans des affaires ou des polémiques quitteront le gouvernement à l’automne, lors d’un remaniement ministériel, en octobre.

Parmi les membres du gouvernement qui se sentent visés, Alain Joyandet. L’ancien secrétaire d’Etat à la Coopération avait loué un avion privé pour 116.500 euros en mars dernier, pour se rendre en Martinique, et avait obtenu en juin un permis de construire illégal. Autre personnage sur la sellette: Christian Blanc, qui aurait, selon le Canard Enchaîné, acheté pour 12.000 euros de cigares sur les deniers de l’Etat.

Alain Joyandet voulait partir

Selon Libération, Alain Joyandet se sent alors «humilié» et «voulait partir». Ce qui n’était pas le cas de Christian Blanc croit savoir le quotidien. Le secrétaire d’Etat à la Coopération aurait présenté sa démission à Nicolas Sarkozy dès vendredi. Le chef de l’Etat l’aurait alors refusé. Il insiste. On connaît la suite.

Alain Joyandet, sur son blog, déclare, dimanche: «Après mûre réflexion, j’ai décidé de quitter le gouvernement. J’en ai bien évidemment informé le Président de la République qui peut compter sur ma fidélité et mon amitié. Je soutiendrai toujours Nicolas Sarkozy et François Fillon dans leur mission au service de la France.»

Christian Blanc voulait rester

Pour Christian Blanc, ce serait l’Elysée et Matignon qui seraient à l’origine de la démission. Même si ce lundi, dans un communiqué, l’ancien secrétaire d’Etat au Grand Paris a affirmé qu’il avait présenté sa démission pour «retrouver (sa) liberté et faire face à ce qu'(il) considère comme un lynchage sans preuve», il n’aurait jamais voulu quitter son siège.