Christian Blanc dit avoir subi un «lynchage sans preuve»

DEMISSION L'ex-secrétaire d'Etat au Grand Paris est amer...

M.P.

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J. Naegelen/Reuters

Muet depuis dimanche après-midi, depuis que l'Elysée a annoncé sa démission du secrétariat d'Etat au Grand Paris par communiqué, Christian Blanc a décidé de rétablir «sa» vérité.  Il dit avoir démissionné du gouvernement pour «retrouver (sa) liberté et faire face à ce qu'(il) considère comme un lynchage sans preuve».

Il précise avoir lui-même présenté sa démission à François Fillon et Nicolas Sarkozy, et non avoir été démissioné. L'ancien patron d'Air France ajoute avoir «demandé au Premier ministre de diligenter une enquête de l'Inspection générale de l'administration qui est en cours et qui permettra de mieux cerner les contours de cette 'histoire des cigares' déclenchée par le Canard Enchaîné et reprise à l'unisson par les médias». Et l'ex-secrétaire d'Etat, amer, d'espérer que ces mêmes médias «apporteront une force identique à rendre compte de ce que je pense avoir été un guet-apens».

 

Il avait été épinglé mi-juin par le Canard Enchaîné pour s'être fait offert par le contribuable pour 12.000 euros de cigares et n'en avait remboursé que 3.500 euros, sa consommation réelle. Cet épisode, qui venait après d'autres du même type, a agacé François Fillon, qui a prié son secrétaire d'Etat de rembourser la note en entier.

Remaniement avancé

Forcément, lorsque Nicolas Sarkozy a annoncé la semaine dernière qu'il procèderait à un remaniement en octobre prochain, pour sanctionner certains comportement, Christian Blanc faisait partie des premiers visés.