Un Sarkozy bien discret au G20 de Toronto

ECONOMIE Le président français n'a pas fait preuve de son activisme habituel...

avec AFP

— 

Le président français Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dimitry Medvedev lors du sommet du G20 à Toronto le 27 juin 2010.
Le président français Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dimitry Medvedev lors du sommet du G20 à Toronto le 27 juin 2010. — REUTERS/Jim Young

Un peu de calme avant la tempête? Nicolas Sarkozy s’est montré assez en retrait ce week-end lors du G20 de Toronto dont il n'est d'ailleurs pas sorti grand chose. Le chef de l’Etat, qui avait habitué ses homologues à ses tirades enflammées sur la régulation de la finance internationale, n’a pas beaucoup bougé, peut-être parce que l'urgence de la crise est passée. La présence de Nicolas Sarkozy a même été éclipsée par les premiers pas internationaux du Premier ministre britannique David Cameron et le duel entre Barack Obama et Angela Merkel sur l'équilibre à trouver entre le soutien à la croissance et la réduction des déficits.

Il se préserve pour le G20 français

«Les temps étant plus apaisés, il est normal qu'on rentre dans des G20 à connotation moins dramatique», a expliqué le Français en conférence de presse. «On ne peut pas prendre des décisions historiques à chaque fois, mais chaque fois c'est important de discuter». Surtout lors d’un «G20 d’étape» comme le qualifie Nicolas Sarkozy. Avant même le début du sommet, l’entourage du chef de l’Etat avait préparé le terrain en évoquant un sommet «de transition». En tout cas «dans cette période où la situation reste incertaine, on aurait pu décider de ne pas avoir ce G20», avait même commenté l'Elysée. En privé, les responsables français ont critiqué le manque d’ambition de l’ordre du jour fixé par le Premier ministre canadien Stephen Harper.

Surtout, après le G20 de Séoul à la mi-novembre, Nicolas Sarkozy a les yeux rivé sur le G20 français qu’il présidera, qu’il vante comme une «création française». Son agenda est très ambitieux. Réformer le système monétaire international, améliorer les règles des marchés des matières premières ou encore changer la gouvernance mondiale. «On ne peut pas continuer à avoir des marchés mondiaux et des réglementations uniquement nationales», a-t-il répété au Canada, «la France est déterminée à aller jusqu'au bout du processus de réformes».