Le «point d'étape» de Fillon sur la réforme des retraites: suivez son discours en direct

B.D.

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Le Premier ministre François Fillon quitte l'Elysée le 2 juin 2010.
Le Premier ministre François Fillon quitte l'Elysée le 2 juin 2010. — AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG
12h15: C'est fini. >> A venir, une synthèse des principales déclarations de François Fillon.
12h12: Une journaliste pose une question sur l'affaire Bettencourt. Un «chèque de 10.000 euros a-t-il été fait à Woerth par Liliane Bettencourt et à quel titre?» «Eric Woerth n'a commis aucune faute dans l'exercice de ses fonctions en tant que ministre du Budget», insiste Fillon, qui lui accorde toute sa confiance.
12h10: Sur la moralisation de la vie politique: «Ne faudrait-il pas limiter le nombre de minstres?», suggère un journaliste. «C'est toujours l'objectif idéal que j'aimerais atteindre», répond Fillon. Sur le nombre de collaborateurs dans les cabinets? Vous le saurez dans quelques jours, indique-t-il.
12h08: «Il y a des pays qui baissent la rémunération des fonctionnaires, il y a des pays qui en licencient», se justifie Fillon... Alors en France, on fait pas vraiment de la rigueur, plaide-t-il.
12h07: «Est-ce qu'au 1er juillet, la hausse de l'indice s'applique ou non au salaire des fonctionnaires?» Fillon botte en touche. Oui mais non, répond-il. «La vie n'est pas aussi binaire.» En somme, il y aura discussion avant que cette augmentation soit effective.
12h04: Fillon propose des pistes: une réglementation plus sévère des déplacements des ministres, durcir les conditions d'accès au logement de fonction, réduire le nombre de collaborateurs dans les cabinets. Des annonces seront faites dans les prochains jours.
12h02: Sur les affaires: «Les hommes politiques ont un devoir d'exemplarité et de transparence». Fillon répète ce qu'il a dit devant les députés en début de semaine. Et d'évoquer les fonds secrets qui complétaient les salaires des ministres. Il tacle Aubry au passage, qui affirmait que les salaires de ministres étaient moins élevés avant. Idem, avant, il n'y avait pas un seul contrôle financier sur la présidence de la République, rappelle Fillon, ce n'est plus le cas. «On a fait des progrès mais nous devons progresser.»
12h: concernant les retraites, les discussions se prolongeront tout l'été, au-delà du Conseil des ministres, indique Fillon, répondant à une question sur la réforme du calendrier.
11h58: Sur les fonctionnaires et le report de l'augmentation du point d'indice début juillet: «Nous avons voulu faire un bilan de l'ensemble des sujets touchant au pouvoir d'achat des fonctionnaires avant», explique le Premier ministre. Cette augmentation n'est pas remise en cause, assure-t-il.
11h56: «Eric Woerth est-il toujours audible sur cette réforme très importante», demande une journaliste, en allusion à la polémique Bettencourt. Oui, répond Fillon. «Il est normal après une manifestation importante que j'exprime la position qui est celle du gouvernement», se justifie-t-il.
11h55: C'est le moment des questions maintenant
11h54: «Si la croissance devrait se révéler moins dynamique que prévu, il ne faudra pas reculer devant la nécessité de faire des efforts», prévient le Premier ministre. Mais «il est trop tôt pour modifier les prévisions de croissance», rassure-t-il. Ouf.
11h51: A ceux qui se demandent si «ces efforts budgétaires» ne vont pas freiner la reprise dans le pays, Fillon répond que non. Le plan est bâti sur une prévision de croissance 2,5% en 2011, ambitieuse en effet...
11h49: «L'effort sur les dépenses publiques est la seule façon d'échapper à la hausse des impôts.» Fillon promet donc qu'il respectera le plan d'économies prévu mais que les économies ne porteront pas atteinte à la qualité du service public.
11h48: «Nous allons réduire le déficit de 40 milliards d'euros», rappelle Fillon, égrénant de précédentes annonces, dont la fin des mesures execeptionnelle du plan de relance (15 milliards d'euros), les restrictions sur les dépenses de l'Assurance maladie etc.
11h45: Quid des déficits publics maintenant? C'est l'autre objectif de cette conférence de presse, en période de crise et en pleine polémique sur plusieurs affaires qui secouent le gouvernement...
11h45: Le projet de loi sera présenté au Consei des ministres du 13 juillet, rappelle le Premier ministre.
11h43: sur la pénibilité et les carrières longues, notamment. Et sur le problème «du très grand nombre d'assurés qui relèvent de plusieurs régimes de retraites». On les appelle «les polypensionnés».
11h43: Quels sujets de discussion avec les syndicats alors? Il y en a, assure Fillon.
11h42: Sur les carrières longues: «aucun Français ayant commencé à travailler avant 18 ans ne sera obligé de partir à la retraite après 60 ans», rappelle Fillon. «Qu'a fait Martine Aubry pour les carrières longues? Rien», tacle-t-il.
11h40: «Je regrette la posture des dirigeants du PS», déclare ainsi Fillon, défendant «le projet porté par Eric woerth, équilibré. C'est une réforme juste
11h39: Certains proposent de taxer les flux financiers à la place. «Ça nous mettrait en situation d'être dépendant des cours de la Bourse», répond le Premier ministre.
11h38: Fillon a entendu les Français MAIS «on ne peut pas faire autrement que d'allonger la durée de cotisation et de relever l'âge de la retraite.» «Aucune mobilisation ne réglera le problème démographique.» Le gouvernement ne bouge donc pas d'un iota sur les deux mesures phares de sa réforme.
11h36: Fillon poursuit la justification de la réforme: «A 62 ans, nous aurons encore l'un des départs à la retraite les plus précoces des pays européens.»
11h35: «Mais à chaque réforme, il y a eu des manifestations, des grèves. Et pourtant personne ne réclame aujourd'hui la restauration des régimes spéciaux», plaide le Premier ministre.
11h34: Fillon reconnaît l'ampleur des manifestations de jeudi
11h34: C'est parti

Il reprend le dossier en main. Après la grève et les mobilisations de jeudi contre la réforme des retraites, le Premier ministre François Fillon prend la parole ce vendredi à 11h30. Celui qui avait déjà mené la précédente réforme en 2003 va donc procéder à un «point d'étape».

Cependant, le gouvernement ne semble pas prêt à assouplir sa position. Jeudi, après la mobilisation de quelque 797.000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur, 1.920.000 selon les syndicats, le ministre du Travail Eric Woerth avait indiqué qu’il ne reviendrait pas sur le report de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, faisant valoir que la journée de manifestations «n'est pas un avertissement pour le gouvernement». La mobilisation a en effet été légèrement plus faible qu'en 2003.

Les syndicats sont prêts à manifester de nouveau cet automne. «C'est un conflit de plus grande ampleur qui se dessine si le gouvernement persiste», avait ainsi prévenu la CGT dès mardi. La réforme doit passer en Conseil des ministres le 13 juillet.